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ANNEE 2014.

 

Nouvelle appellation de la base des Forces Spéciales à Pau

 

La base paloise renommée CBA Damien Boiteux

 

Le CBA Damien Boiteux, pilote du 4e RHFS qui fut le premier tué de l'opération Serval va donner son nom au quartier qui héberge les hélicoptères des forces spéciales, à Pau. C'est Jean-Yves Le Drian en personne qui baptisera l'endroit, courant janvier, lors d'une visite aux forces spéciales.

En janvier 2013, Damien Boiteux avait été tué par un tir venu du sol, lors de l'attaque de sa patrouille de Gazelle sur le rezzou djihadiste venu du nord Mali. Cette première frappe avait permis de freiner l'avance djihadiste.

En 20 ans d'existence, et malgré des engagements particulièrement risqués, le 4e RHFS et les unités qui l'avaient précédé (EOS puis DAOS) n'avait jamais perdu de personnel.
Son nom avait été donné depuis à un marché, au Mali, puis au quartier de l'armée française sur l'aéroport de Bamako.
Dans son régiment, Damien Boiteux était connu pour son humilité et son expertise du combat dans le désert. La brigade des forces spéciales Terre (BFST) avait donné son nom au challenge annuel de tir embarqué qui réunit tous les experts du domaine.  Trois autres personnels des forces spéciales ont été tués depuis au Mali : le caporal-chef Stéphane Duval, du 1er RPIMa (avril 2013), l'adjudant Thomas Dupuy du CPA10 (octobre 2014) et l'adjudant Samir Bajja du 4e RHFS (décembre 2014). Plusieurs autres ont frôlé la mort, notamment lors d'explosions de mines, ou dans les combats directs avec les djihadistes.
Les forces spéciales représentent 25% du total des pertes des opérations dans la BSS : de loin, le taux le plus élevé, en une vingtaine d'années d'opérations.

 


Pau : une foule nombreuse pour les cérémonies du 11 Novembre 2014

 

 

 

 

Devant le monument aux morts du boulevard des Pyrénées, lors de la cérémonie qui commémorait l’Armistice de 1918. 

 

 

 

«Ce soir, si je suis libre, nous allons faire une partie de guerre avec eux ». Ce n'est pas de l'ennemi qu'il s'agit, mais des rats infestant le cantonnement, dans une lettre à sa sœur d'un combattant oloronais affecté au Chemin des Dames, au sein du 34e Régiment d'infanterie de Mont-de-Marsan. Ce courrier est daté du 3 mai 1915. La description est très vivante, précise. La lassitude et le désespoir n'ont pas encore gagné l'auteur de la missive.

Faite par Léandre Arribes, de la compagnie Le lieu, de Bizanos, seule troupe de théâtre du département labellisée par le Centenaire 14-18, cette lecture a illustré la cérémonie du 96e anniversaire de l'Armistice, mardi matin, au monument aux Morts du boulevard des Pyrénées.

Malgré la pluie, la manifestation a réuni de nombreux Palois, autour du dispositif militaire sous les ordres du chef de corps du 5e Régiment d'hélicoptères de combat, le colonel Stéphane Richou. Deux sections du 5e RHC outre plusieurs détachements (cadets des pompiers, protection civile, gendarmerie) étaient rassemblés.

 


 

 Décorations

 

 

 

Il est vrai que l'unité paloise spécialisée était particulièrement honorée par la remise des décorations. Entre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur remis au commandant Sylvain Bouillon et au lieutenant Pascal Proton ; l'ordre national du Mérite à l'adjudant-chef Christophe Zawartka ; la médaille militaire à l'adjudant-chef Franck Maurel ; la citation à l'ordre du régiment et la croix de la valeur militaire (étoile de bronze) au capitaine Grégory Dallest et la médaille de l'aéronautique au capitaine Yvonnick Le Meur

De son côté le colonel William Vaquette, commandant du groupement de gendarmerie, a décoré le chef d'escadron Philippe Lassalle de l'ordre national du Mérite et le gendarme David L'Anquetil de la médaille d'or de la Défense nationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour sa part, le général Pierre Liot de Norbecourt a décerné la médaille d'officier de l'ordre national du Mérite au lieutenant-colonel Jean-Marc Demay, puis prononcé la nomination au rang de chevalier, dans le même ordre, du chef d'escadron Erwan Mury

Enfin, le même général a décoré deux éléments de la Brigade des forces spéciales de l'ordre national du Mérite (chevalier) : le chef de bataillon Jean-Eric Rojon et l'adjudant-chef de réserve Patricia Millot.

L'Harmonie paloise, dirigée par Guy Brunschwig et Michel Palay (batterie-fanfare), a donné sa couleur à la cérémonie en interprétant la Marche de la garde consulaire à Marengo, puis Sambre-et-Meuse, alors que le maire de Pau François Bayrou, Jean-François Maison, au nom du Conseil général et le préfet Pierre-André Durant avaient déposé les gerbes d'usage.


 

Trois décorations le 11 novembre 2014 à Lescar


 Les récipiendaires : Thierry Cointe, Henri Butor-Blamont et Serge Lefèvre.

 

 

Malgré un temps de saison, la foule avait fait le déplacement au monument aux morts de Lescar pour la commémoration du 96e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918. Les enfants de l'école primaire du Laoü, la chorale du collège Simin Palay et l'école municipale de musique ont assuré la partie musicale de l'hommage rendu aux morts pourla France.

À l'occasion de cette cérémonie, trois décorations ont été remises par le lieutenant-colonel Jean-Paul Roumeau : la croix de la valeur militaire avec étoile d'argent à l'adjudant-chef Serge Lefèvre, la croix du combattant au major Henri Butor-Blamont et la médaille de la reconnaissance de la nation avec agrafe mission extérieure à l'adjudant-chef Thierry Cointe.

Le maire au nom de la municipalité et les associations patriotiques déposaient ensuite des gerbes au pied du monument avant de féliciter la délégation du 5e RHC qui rendait les honneurs. 

 

Wright : ça va bientôt planer au rond-point

 

 

Le «Flyer 3» réalisé récemment en hommage aux Frères Wright va bientôt être mis en place non loin du 5ème RHC. Il ne s’agit pour l’instant que d’un projet mais l’esquisse du socle qui pourrait être aménagé au rond-point de la route de l’Aviation et de l’Avenue des Frères Wright à Lescar a été présentée il y a quelques jours à l’Amicale Culturelle Chapelle Mémorial de l’Aviation par son président Jean-Louis Grégoire, en présence du concepteur Bernard Trey Navarranne. Ne reste plus qu'à valider ce dispositif qui sera bientôt une réalité pour tous les usagers de cette route.

 

Pau - Uzein : la grande foule pour la fête du 5e RHC

 

Entre 45 000 et 50 000 visiteurs estimés. Les organisateurs du 3e salon AéroAdour couplé avec les journées portes-ouvertes au 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC) ont battu le record d'affluence de 2012 !

Un public familial a découvert les différents types d'hélicoptères utilisés à Uzein.

 

 

Fleurons du 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), les Tigre comme les Cougar étaient les vedettes des journées portes ouvertes. A noter que près de 1 800 baptêmes ont été effectués… sur Ecureuil.

 

 

Devant le stand de Ventana Aerospace, un ancien avion-école de l'armée de terre Stamp, pour lequel l'entreprise d'Arudy réalise un carter de moteur grâce à une imprimante 3D.

 


De nombreuses animations, comme ici le maquillage et camouflage aux couleurs de l'armée, ont été proposées aux petits et grands.


 

 

 Le Tigre a fait la démonstration de son incroyable maniabilité.


 

 

 Démonstration de récupération par grappe d'un commando avec un Caracal (EC 725) de l'armée de terre.



 

 Les hommes du "5e" ont réalisé en direct des opérations de maintenance, preuves de leur précieux savoir-faire.



 Les officiels, samedi lors de l'inauguration, ici en visite sur le stand de Turbomeca.



La démonstration des hélicoptères du 5e RHC à Pau


Le public est venu assister à la technique de la "grappe" avec deux hélicoptères Puma et Gazelle qui se sont posés à Beaumont ce mercredi soir

(17 septembre 2014)

 

Le 5e RHC a fait une petite démonstration de son savoir-faire ce mercredi soir, avec un Puma, une Gazelle et un Tigre. Des commandos ont été déposés en corde lisse sur le rond-point de la gare, puis récupérés selon la méthode de la "grappe", dite aussi de l'aérocordage, avec le Puma. Cette méthode est notamment utilisée quand les terrains sont trop accidentés pour pouvoir poser l'appareil.

Ils ont enfin été déposés au parc Beaumont, devant quelques centaines de curieux.

L'opération visait à attirer le public à ses journées portes ouvertes qui auront lieu ce week-end, couplées avec le salon Aéroadour à Pau-Uzein. Ouvert de 10 h à 19 h. Entrée gratuite. Parking : 3 euros.

 

 

 

La Gazelle se pose au parc Beaumont. Attention, ça souffle !

 

 

 

 

 Posé au parc Beaumont sous un périmètre de sécurité. Certaines barrières tombaient sous l'effet du souffle

 

 

 

Les hélicoptères ont effectué des rotations boulevard des Pyrénées 

 

 

 

 L'opération visait à attirer le public aux journées portes ouvertes de ce week-end

 

 

 

 Le public a pu s'approcher de très près du Puma

 

 

 

 

La technique de la grappe : les commandos sont attachés avec des mousquetons

 

 

 

Deux hélicoptères du 5e RHC pour une surprise le mercredi 17 septembre 2014 après-midi à Pau



 

La « grande muette » veut rester discrète. « Tout ce que l’on peut dire, c’est que des hélicoptères en action seront visibles depuis le boulevard des Pyrénées, ce mercredi à partir de 17 heures. Deux d’entre-eux atterriront ensuite au parc Beaumont. Pour le reste des animations, on veut garder la surprise », se contente-t-on d’indiquer du côté du 5e régiment d’hélicoptères de combat.

La raison d’un tel ramdam (une partie de la circulation sera bloquée au rond-point de la gare) : l’annonce des portes ouvertes, ce week-end, au 5e RHC. Elles auront lieu sur la base de Pau-Uzein, en complément du salon Aéro Adour.

Au total, douze hangars abriteront les 120 exposants, 150 offres d’emploi seront proposées et des démonstrations de vols d’hélicoptères sont également programmées.

Toutes ces animations, prévues samedi 20 et dimanche 21 septembre 2014 entre 10h et 19h, sont gratuites mais le parking est payant (3 €). Pour y accéder, parcours fléché depuis le rond-point situé juste avant l’aéroport de Pau-Pyrénées

 

 

Pau : la base du 5e RHC s’ouvre au public ce week-end

Les militaires accueillent le salon de l’aéronautique. Les entreprises recruteront.

 

L’occasion de voir de près les appareils et de se prêter au jeu comme ici en 2012.



Le 5e Régiment d'hélicoptères de combat (RHC) profite de l'organisation de ses journées portes ouvertes à Pau-Uzein pour accueillir le salon aéronautique de l'Adour, ce week-end (1).

Au total, douze hangars abriteront les 120 exposants. Les entreprises du secteur dont une majorité de PME feront alors savoir, à cette occasion, qu'elles recrutent. Philippe Jean-Baptiste, président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), indique, à ce propos, que 150 offres d'emplois sont déjà en piste. « Nous représentons le troisième pôle industriel du grand sud ouest. Nous sommes un des rares secteurs à créer des emplois. Les grandes entreprises seront aux côtés des sous-traitants. »

Pour sa part, non sans insister sur le nouveau soutien, cette année, de l'organisateur du salon du Bourget, le président de l'association aéronautique et astronautique de France (3AF), Bernard Vivier, insiste sur cette dynamique. « Les entreprises viennent non seulement valoriser leur image mais aussi pour prendre des contacts avec de futurs employés. Le salon est intéressant pour ceux qui ont fini leur cursus de formation mais aussi pour ceux qui recherchent encore une filière de formation. »

 

Show aérien et animations

« Au lancement du salon, en 2009, il y avait beaucoup de scepticisme. Aujourd'hui, c'est un rendez-vous important », ajoute le président dela CCI PauBéarn, Patrick de Stampa. « L'excellence de notre territoire a besoin de ce type d'événement pour se faire connaître et enclencher un cercle vertueux. »

Le chef de corps du 5e RHC, le colonel Stéphane Richou, y voit surtout l'occasion de mettre en valeur le travail de toute une chaîne de savoir-faire, des unités de productions du secteur privé au pôle opérationnel du régiment. «Nous disposons de 90 appareils et formons la base d'hélicoptères la plus grande d'Europe. Mais les portes ouvertes, c'est aussi le rendez-vous des passionnés de l'aéronautique. »

À cet égard, le public ne devrait pas être déçu. Les prouesses du meeting aérien (notamment avec les Cartouches dorées de l'armée de l'air) ne seront pas les seules à attirer les attentions. Plusieurs animations sont prévues : baptêmes de l'air (par tirage au sort avec 50 euros de participation), show des Tigre, parcours du combattant pour les enfants, simulateur de vol, parcours vision nocturne…

Le rendez-vous a lieu tous les deux ans. En 2012, les organisateurs déclarent avoir accueilli 40 000 visiteurs.

(1) samedi 20 et dimanche 21 septembre 2014 de 10 h à 19 h, le salon Aéroadour ouvre dès vendredi 19 septembre à 10 h. Entrée gratuite. Parking : 3 euros.



Armée : des retombées en or dans les Pyrénées Atlantiques


La défense nationale apporte 77 millions € par an à l’économie départementale 


 

Valérie Besio détaillant l’enquête, aux côtés des colonels Philippe Bardet, Stéphane Richou, Patrick de Stampa et le lieutenant-colonel Philippe Grosjean.

 


Entre la masse salariale dont 76 % sont dépensés localement et les dépenses qu'elle engage en propre - infrastructures, alimentation, fonctionnement - l'armée injecte 110 millions par an dans les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Landes (1), où elle entretient 5 800 personnels militaires et civils.

C'est le chiffre-clé d'une enquête de la Chambre de commerce et d'industrie de Pau-Béarn, présentée hier au quartier de Rose du 5e RHC (Régiment d'hélicoptères de combat). Avec les emplois induits, elle estime à 7 400 le nombre d'emplois total que « pèse » l'armée dans le même ressort. Par extrapolation, on peut estimer que la manne militaire qui se déverse sur les seules Pyrénées-Atlantiques est de 77 millions d'euros par an.

 

 

Aéroport et industries

Le pôle de la défense « représente un potentiel très fort pour notre territoire », souligne Patrick De Stampa, président de la CCI.À commencer par l'activité aéroportuaire. La « baisse arithmétique » constatée cet été à l'aéroport Pau-Pyrénées ne doit pas faire oublier qu'à côté des 10 000 vols civils, ce pôle défense engendre 20 000 vols militaires par an. L'aéroport palois devient « un hub logistique très important », confirme le colonel Stéphane Richou, patron du 5e RHC, évoquant l'arrivée ce jour même à Pau du gros-porteur Antonov.

Le périmètre de l'étude porte sur la base de défense Pau-Bayonne-Tarbes, avec un petit tiers des Landes. Mais l'impact économique est en réalité bien plus important, car le territoire comporte aussi de nombreuses industries de défense, fait aussi observer le lieutenant-colonel Philippe Grosjean. Ce sont Turboméca, Dassault, Messier, outre un panel de PME travaillant pour ces donneurs d'ordre, dont l'activité ne serait pas ce qu'elle est sans les commandes militaires.

Contrairement à une étude similaire réalisée en 2005 (publiée en 2006), cette activité industrielle n'a pas été prise en compte, ce pour deux raisons qu'a explicitées Valérie Besio, de la CCI Pau-Béarn: « On a préféré raisonner en ces termes : si on enlève les unités militaires présentes aujourd'hui, qu'enlève-t-on au territoire ? » Par ailleurs, en 2005, les industriels s'étaient souvent trouvés dans l'incapacité de faire la part comptable du civil et du militaire.

Avec une base navale, cinq régiments et forces, deux écoles, un centre d'archives (Bernadotte) et un dépôt de munitions (Sedzère), les trois armes sont toutes représentées dans la région. La défense déploie, tout spécialement dans les Pyrénées-Atlantiques, une technicité qu'illustre le 5e RHC avec ses Tigre, qu'il était jusqu'à présent la seule unité de France à héberger.

En attendant le Caïman

En attendant le Caïman NH90, dernier né des hélicoptères de combat, dont les premiers appareils sont espérés à Pau pour 2017, avec un investissement dans les infrastructures d'accueil chiffré à 70 millions €.

« Par rapport à 2006, remarque le colonel Richou, on se rend compte que la région, et particulièrement notre département, est en croissance militaire », alors que la tendance générale est à la « contraction » des dépenses. On retrouve, ajoute-t-il, « le même dynamisme partagé en matière d'emploi, entre le pôle d'expertise aéronautique et le pôle d'expertise opérationnel ».

Dans la proportion de près des deux-tiers, les militaires en activité sont propriétaires de leur logement, dans le 64. C'est aussi le signe qu'ils ne s'y trouvent pas si mal…

(1) Non comprise la base aérienne de Mont-de-Marsan.

 

 

Le 5e RHC de Pau participe à un assaut simulé sur un aérodrome du Lot-et-Garonne

 

Le régiment a participé, mercredi 4 et jeudi 5 juin 2014, à une opération dans le Lot-et-Garonne. Les hélicoptères défileront ce vendredi 6 juin 2014 en fin de matinée

 

Des manoeuvres ont eu lieu jeudi dans le Lot-et-Garonne. Ce vendredi matin, les hélicoptères du 5e RHC défileront à Pau

 

Mercredi soir et jeudi matin, le ballet des hélicoptères et les échanges de coups de feu ne sont pas passés inaperçus dans le voisinage et les alentours de l'aérodrome de Rogé, à Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne. Et ce malgré l'orage. Pour cause, l'armée y menait une opération intégrant une vaste manœuvre, la plus importante de l'armée de terre en 2014.

Au cœur de ce dispositif, le 5e Régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau qui s'apprête à envoyer le plus gros de ses troupes sur les théâtres d'opération africains. « Une partie de notre régiment sera projetée à compter de la semaine prochaine, d'abord en Centrafrique puis au Mali, au Gabon ou encore à Djibouti », détaille le colonel Stéphane Richou, commandant le 5e RHC de Pau et qui a dirigé, hier, la manœuvre.

Un défilé à 11h30 à Pau

Tous les aéronefs présents pendant l’exercice, soit une dizaine d’hélicoptères légers (Gazelle et Tigre) et une dizaine d’hélicoptères lourds (Puma et Cougar), défileront en fin de matinée à Pau, ce vendredi, sur le boulevard des Pyrénées.

À Villeneuve, il s'agissait de simuler un assaut sur un aérodrome tenu par plus d'une vingtaine d'insurgés lourdement armés et équipés de missiles sol/air. En l'espèce, pour de vrai, quatre batteries de Mistral amenés dans les valises du 54e régiment d'artillerie d'Hyères. Il s'agissait pour les pilotes du 5e RHC de s'entraîner en faisant face à une menace antiaérienne.

« Une menace courante en Afrique », indique le colonel Richou. Des hélicoptères d'attaque, quatre de type Gazelle, trois Tigre, cinq Puma, un Cougar et un Caracal, engin de transport de l'armée de l'air pour simuler une évacuation sanitaire, ont été mobilisés durant la manœuvre villeneuvoise. Quatre jets de chasse, un avion de reconnaissance de type Altantic 2 ainsi que deux drones ont également survolé la zone.

250 personnes mobilisées

Au sol,250 personnes ont été déployées au plus fort de l'opération. Une vingtaine de militaires du 5e RHC de Pau, avec les artilleurs d'Hyères, ont tenu le rôle des insurgés cependant que les parachutistes du 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP) de Pamiers renforcés par le 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban et du 35e Régiment d'artillerie parachutiste (RAP) de Tarbes ont donné l'assaut. L'opération, déclenchée à 8 heures, ponctuée d'échanges de tirs à blanc, de simulation de tirs de mortiers et de missiles aura duré l'espace d'une heure. 

Au vrai, le plus gros de cette manœuvre baptisée Quercy 2014 se déroule depuis le début de la semaine dans le Lot avec un camp de base fort de plusieurs tonnes de matériels et de centaines d'hommes sur le Parc des expositions de Cahors.

 

 

 

Une trentaine de militaires ont quitté Pau, hier jeudi, pour rejoindre Bangui, dans le cadre de l’opération Sangaris.

 

 

Ils seront bientôt une centaine de militaires de Pau à participer à l’opération Sangaris.

 
 
 

Une trentaine de militaires ont quitté, jeudi 5 juin 2014, en fin d'après-midi, la base du 5e RHC, le régiment d'hélicoptères de combat de Pau. Ils doivent rejoindre aujourd'hui Bangui, la capitale de Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.

Ce détachement participera à la relève du 3e régiment d'hélicoptère de combat pour une mission d'une durée dequatre mois. Au total, à l'issue de deux nouvelles projections sur le terrain, une centaine de Palois auront prochainement rejoint la république centrafricaine. C'est le premier engagement du 5e RHC en Centrafriquequi a communiqué sur la mobilisation six hélicoptères de manœuvre et quatre autres d'attaque.  

Le chef du détachement est le lieutenant-colonel Yann Menet, commandant le bataillon d'hélicoptères de manœuvre et d'assaut du 5e RHC. Ils devront évoluer essentiellement dans des zones de forêt, en pleine saison des pluies.

Hier, leur départ a été marqué par une prise de parole du colonel Stéphane Richou, le chef de corps. Celui-ci a non seulement rappelé la difficulté de la mission en pleine « guerre civile ». Mais aussi sa noblesse : « La protection de dizaines de milliers de vies. »

Les familles avec l'Internet

« Votre métier repose sur le professionnalisme, l'engagement et le courage. Votre comportement doit être absolument irréprochable. Vous serez les ambassadeurs du régiment à Bangui, de la ville de Pau et du Béarn », a ajouté le colonel Richou avant de s'adresser aux familles. Pour la première fois, en effet, le 5e RHC mettra en place, d'ici à une dizaine de jours, un forum via l'Internet, de façon à ce que les militaires et leurs épouses puissent communiquer.

Également présente, la première adjointe au maire, Josy Poueyto, a exprimé « l'attachement de François Bayrou, la reconnaissance et la fierté de la ville de Pau. » Elle a, par ailleurs, adressé une pensée aux familles.

 

 

 

Archives militaires : 29 millions de dossiers consultables à Pau

 

Pau, la nouvelle salle de lecture pourra recevoir 10 personnes à la fois pour la consultation, à partir de ce jeudi. 

 

Le Centre d’archives du personnel militaire (CAPM) de Pau contient105 kilomètresd’archives linéaires.

 

Jusqu'ici, le particulier désireux de connaître le parcours militaire de son grand aïeul était reçu individuellement par une responsable du Centre d'archives du personnel militaire (CAPM) de Pau. Avant de voir son vœu exaucé, il arrivait que le généalogiste amateur ait à patienter jusqu'à son tour. Ce ne sera plus le cas à partir de ce jeudi 22 mai 2014, date à laquelle sera mise en service une salle de lecture de 10 places dans un bâtiment attenant à la caserne Bernadotte. Elle sera officiellement inaugurée aujourd'hui mardi 20 mai 2014.

Deux ans après la transformation du Bureau central des archives administratives militaires (BCAAM) en regroupement des archives administratives de l'armée de Terre, du service national et des services communs, le lieutenant-colonel Patrick Rongier souhaite mieux « valoriser » ce site aux 105 kilomètres de patrimoine linéaires.

 « On veut se faire connaître dans la région comme un site où on peut venir. On vise en priorité le public palois, ainsi que les généalogistes, les historiens, les universitaires, les étudiants », détaille l'officier supérieur.

Cette ouverture répond clairement à un besoin, si l'on en juge par quelques statistiques de l'année 2013 : chaque jour, le Centre d'archives du personnel militaire a ainsi reçu 350 appels téléphoniques et 780 courriers. Pour un total de 877 visiteurs annuels, soit plus de trois personnes venues consulter par jour ouvré. Avec la salle de lecture, plus d'embouteillage possible. Ouverte les lundi, mardi, jeudi et vendredi, la pièce ne sera toutefois accessible qu'après une demande écrite formulée 48 heures en amont.



La salle sera ouverte les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Il faudra faire une demande écrite 48h en amont.


29 millions de dossiers

Le contenu du CAPM en vaut la peine, avec ses 29 millions de dossiers individuels remplissant les 3e et 4e étages de l'immense caserne Bernadotte, dont ceux de 5,5 millions d'étrangers ayant servi la France sous l'uniforme français (depuis 1850), et les archives collectives des 17 000 unités de l'armée de Terre depuis 1936.

Si quelques dossiers d'archives de célébrités passées sous l'uniforme, au moins pour leur service militaire (Coluche, Gainsbourg), pourraient attirer les curieux, Patrick Rongier rappelle qu'un particulier doit attendre cinquante ans à compter de la date des documents avant de pouvoir les consulter.

Sauf dérogation ou quand la personne requérante est membre de la famille : « Nous avons beaucoup d'ayants droit, des veuves par exemple, qui viennent chercher des documents pour avoir droit à une pension de réversion. 84 % de nos documents sont créateurs de droit », souligne en effet le lieutenant-colonel.

 




Alain Pécot décoré du 8 mai 2014

 

 

 

C'est à l'occasion de la cérémonie de commémoration de la fin de la 2ème guerre mondiale qu'Alain Pécot a été décoré de la croix du combattant. Cet adjudant qui a fait sa carrière dans l'armée de terre et notamment dans l'ALAT au 5ème RHC a participé aux opérations extérieures en 1993, 1995, 1996 et 2002 en Croatie, ainsi qu'en 1999 et 2000 au Kosovo. (Article de presse de La République des Pyrénées).

Ou en cliquant sur le lien en dessous. ( Article de presse du journal Sud Ouest).

http://www.sudouest.fr/2014/05/10/alain-Pecot-al-honneur-1550818-4238.php

 

L'avion des frères Wright bientôt au rond-point du 5e RHC à Lescar

 

 

L'exacte copie du Flyer de 1903 volera définitivement au-dessus du rond-point du 5e RHC en fin d'année. 

 

C'est au départ un constat fait par Gilles Pauly, le directeur de l'entreprise Lainé mécanique, qui avouait ses difficultés à trouver du personnel en soudure ou chaudronnerie alors que le carnet de commande était plein.

De là est née l'idée d'une formation en ce sens autour d'un projet cher à l'amicale de la chapelle mémorial de l'aviation et à son président Jean-Louis Grégoire : réaliser une maquette reproduisant à l'identique l'avion des frères Wright.

Objectif : 80 % des stagiaires embauchés

Différents acteurs ont participé à l'élaboration et au financement du projet : Lainé Mécanique, l'union des industries et métiers de la métallurgie, le conseil régional, le conseil général, la mairie de Lescar et le GIP-DSU pour un budget global de 172 000 €.

Ce chantier peut alors débuter pour 7 mois de formation dont 140h en chaudronnerie, 266h en soudage ou encore 105h de mise en application en entreprise. Les stagiaires, retenus parmi la quarantaine de candidats sont 12: 10 hommes et 2 femmes, âgés de 18 à 43 ans. Ils ont été éloignés de l'emploi à la suite de parcours chaotique. Le côté humain est donc très important dans cette démarche. L'objectif affiché par les partenaires est ambitieux avec une barre fixée à 80 % de personnes qualifiées et insérées à l'issue de la formation.

Le point d'orgue sera la réalisation de la maquette de l'avion, copie exacte du Flyer de 1903 des frères Wright, de 7m de long et 4m de large, pesant environ 400kg en acier galvanisé. Et quand l'objet sera terminé, il sera installé au milieu du rond-point du 5e RHC, sur la route de l'aviation, pour rappeler à tous le caractère aéronautique de ce secteur.

Le chantier a débuté cette semaine, durera jusqu'en octobre et l'avion devrait être en place avant la fin de l'année. 

 

Un randonneur blessé secouru au pic d'Anie

 

 

Les secouristes du groupe montagne des sapeurs pompiers sont intervenus ce samedi 8 mars 2014 en fin de matinée dans le secteur du pic d'Anie.L'alerte a été donnée à 11h20.

L'hélicoptère Dragon 64 de la sécurité civile a été mobilisé.

Il s'agissait de venir en aide à un randonneur à skis qui s'était blessé a priori sans gravité.

Tandem de choc pour Opex futures

[cliquez ici]




                       Le NH90 vu par ses pilotes

 http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article4735 . (cliquez sur ce lien pour prendre connaissance de l'article sur le NH90)

 

 

Un nouveau chef d’état-major des armées

 

                       

Le général Pierre de Villiers a été nommé aujourd’hui CEMA.

 

La nomination était attendue depuis plusieurs jours, elle est désormais officielle. Le général de Villiers a été nommé aujourd’hui Chef d’État-Major des Armées (CEMA) en conseil des ministres. Depuis le 10 mars 2010, il était major général des armées.

Admis en 1975 à Saint-Cyr Coëtquidan, le lieutenant de Villiers a débuté sa carrière au 2è RD jusqu’à devenir chef de corps du 501e-503e régiment de chars de combat à Mourmelon. Commandant d’un bataillon en 1999 dans le cadre de la KFOR, il instruit ensuite les sous-officiers et officiers à l’école d’application de l’arme blindée à Saumur. Au sein du cabinet militaire du Premier Ministre, il occupe successivement les fonctions d’adjoint puis de chef du cabinet. Depuis mars 2010, il était major général des armées étant un des responsables de la mise en œuvre des grandes réformes de la défense. Marié et père de six enfants, le général Pierre de Villiers est commandeur de la légion d’honneur et officier de l’ordre national du mérite. Âgé de 57 ans, il est titulaire de la croix de la valeur militaire avec une citation.

Cette nomination est effective à compter du 15 février 2014. Son successeur au poste de major général des armées est le général de corps aérien Gratien Maire.

 

5e RHC : le retour au bercail béarnais

                                                

                            

                                                                                            Beaucoup d'émotion, hier matin, lors des retrouvailles entre les militaires et leurs proches. 

 

 

Séquence émotion, hier matin, au mess du quartier de Rose, à Sauvagnon, où est basé le 5e régiment d'hélicoptères de combat. Engagés depuis trois mois au Mali, dans le cadre de l'opération Serval, 90 personnels militaires ont retrouvé leurs proches. Un détachement de taille équivalente était déjà revenu en Béarn plusieurs jours auparavant.

La fin de ce mandat, vécu à un rythme "très soutenu" selon le colonel Richou, "puisque nous avons été engagés une première fois cinq jours après l'arrivée à Gao", est d'autant plus appréciée que les troupes sont rentrées sans dommage. "Aucun blessé et pas la moindre avarie sur le plan matériel", se félicite le chef du corps béarnais dont deux hélicoptères Tigre servent toujours au Mali.

Citoyen d'honneur de Gao

Les appareils ont été confiés aux bons soins du 1er RHC de Phalsbourg, au service d'une force française dont les effectifs diminuent chaque semaine.

Rappelons que, lors de leur engagement, les hélicoptères du 5e RHC ont été intégrés au sein d'un groupement aéromobile dirigé justement par le colonel Richou. Ce dernier était donc placé au mieux pour apprécier notamment "le travail extraordinaire de nos mécaniciens qui ont effectué plus de 10 000 heures de maintenance !".

L'officier supérieur, fait citoyen d'honneur de la ville de Gao, a également rappelé hier que, un an auparavant, le lieutenant Damien Boiteux, issu du 4e RHFS (forces spéciales) basé en Béarn, perdait la vie sur ce même théâtre africain.

Actuellement, plus 400 autres hommes et femmes appartenant au 5e RHC - soit un quart des effectifs - sont toujours en opération dans d'autres pays. Notamment au Sahel.

              

 

                     Ultime retour du Mali pour le 5e RHC de Pau.

 

Les 91 derniers éléments du régiment palois stationnés au Mali sont rentrés en Béarn, ce mardi matin.





Retrouvailles intenses et touchantes entre les militaires et leurs proches ce mardi matin au quartier de Rose, à Sauvagnon.

 

Les derniers éléments du 5e Régiment d'hélicoptères de combat  (RHC) de Pau stationnés au Mali, dans le cadre de l'opération Serval, étaient de retour ce mardi matin au quartier de Rose, à Sauvagnon, avec leur chef de corps, le colonel Stéphane Richou. 

La députée-maire Martine Lignières-Cassou a accueilli les 91 hommes et femmes, parmi leurs familles qui les attendaient. Ils ont regagné la France par avion, puis relié Paris à Pau par autocar. Une centaine combattants du même groupe aéromobile Hombori étaient déjà rentrés en Béarn jeudi dernier.

Les191 militaires palois étaient en poste au Mali depuis trois mois. Tous sont revenus sains et saufs. De même, le colonel Richou a indiqué que le régiment n'avait pas subi de pertes ou dégats matériels. 

Le groupe aéromobile Hongari comportait 17 hécoptères et un avion. Les mécaniciens du 5e RHC ont totalisé 10 000 heures de maintenance.




ANNEE 2013.

 

Une histoire de maquis retrouvée


Louis Labarthe a eu de belles surprises.

 

Il se souviendra longtemps de cette après-midi du samedi 28 décembre 2013. Préparée depuis deux ans, la fête organisée dans le plus grand secret à l'attention de Louis Labarthe, ancien résistant, a réuni une partie de sa famille et a été une pleine réussite.

C'est tout à fait par hasard que le Palois Gérard Glacial, ancien pilote de l'ALAT, prend connaissance, au détour d'une promenade à vélo sur les hauteurs d'Arthez-d'Asson, de l'existence dans le Béarn de guérilleros (1). Curieux et passionné, il s'intéresse de plus près à ce passé et après des mois et des mois de recherche, réunit suffisamment d'éléments pour mettre sur pied une rétrospective de soixante-dix ans au travers de la vie de Louis Labarthe.

Animateur dans l'âme, il organise alors un mini-spectacle où petits enfants et plus grands jouent un rôle. Grâce à cette mise en scène, leur grand-père apparaît en militaire, la trompette à la main, sur un vieux cliché agrandi. Cette première surprise passée, le vieux monsieur en découvre une seconde. Visilio Peua, officier républicain espagnol au moment des faits retracés, résistant à Bordeaux puis interné à Buchenwald, et Cristobal Andrades, qualifié de « libérateur de Gabas », un des derniers guérilleros en Béarn de la 10e brigade, sont là. Des retrouvailles émouvantes, après toutes ces années sans contact, qui leur font entonner « himno guérilleros ».

La famille présente,

la rétrospective préparée par Gérard Glacial reprend alors tous les événements. Les guérilleros basés en 1943 sur trois secteurs (Baget, Marie-Blanque et Pédéhourat), le colonel Julio et le commandant Paco, relayés sur le piémont par le docteur Sénéchal et Ernest, le boulanger, Soubirou, et le livreur Rouillon, le parachutage des conteneurs de munitions, de vivres et d'argent sur Jaoute, le père Steve et Jean Mousset, devenu directeur de l'institut français de Belgrade. Beaucoup de personnes présentes à cette réception ont découvert, ce samedi après-midi, une épopée qu'elles ne soupçonnaient pas. Même Lucienne Labarthe a suivi depuis le Canada toute la fête à l'aide d'une webcam. Encore une autre surprise pour son frère Louis.

(1) Les guérilleros du Béarn sont des combattants républicains espagnols réfugiés dans notre région qui ont participé à la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale.

 

Lors d’un exercice de cinq jours, les commandos ont rejoué ce fait d’actualité.

Quelques photos de l'exercice. (cliquez sur ce titre pour visualiser ces photos)


 

Chaque année, les hommes des forces spéciales terminent leur session de formation par un exercice. Cinq jours au terme desquels les membres de ces corps d’élite doivent mener une mission commando en milieu hostile, exclusivement de nuit. Dans la nuit de mardi à mercredi, les hommes du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Bayonne et du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau ont mené un assaut librement inspiré de la prise d’otages d’In Amenas en Algérie.

 

«Nous tentons de rester dans des faits d’actualité de l’année», précise le capitaine en charge de l’organisation de l’exercice, qui a réservé les sites nécessaires au déploiement de l’action : les abords de l’aérodrome d’Herrère, près d’Oloron-Sainte-Marie (Béarn), une carrière à ciel ouvert à Saint-Christau. L’officier a aussi imaginé le scénario consistant à libérer deux otages. « On n’est pas sur le même volume. » De fait, la prise d’otages menée en Algérie début janvier par un groupe armé islamiste avait été massive (800 personnes).

Le chef tranche le scénario.

Mais rien de la complexité, ni de la véracité d’un assaut tel que celui qui s’est déroulé sur le site gazier n’est épargné aux officiers et aux sous-officiers. Pendant quatre jours se succèdent les phases destinées à mener au climax de l’action finale : libération de la base de campement des mains de terroristes, observations et renseignements, récupération de pilotes d’hélicoptères abattus après une phase de reconnaissance, etc.

Le cinquième jour, il est 18 heures, les officiers et sous-officiers de la cellule de mise en œuvre se réunissent une dernière fois dans le hangar prêté par une association de chasse. Près du matériel informatique et de transmission, le chef de la cellule tranche un mode d’action. L’assaut d’une durée de huit heures est prévu minute par minute : infiltration des commandos, destruction des missiles sol-air sur site, neutralisation des « méchants », exfiltration des deux otages.

L’ingénieur otage est blessé.

À 30 ans, le lieutenant Sergio, (un pseudo) commande le  « stick », soit la colonne de dix parachutistes du 1er RPIMa, qui libérera les otages Tango et Charly, deux ingénieurs de haute volée, spécialistes du nucléaire, employés par la société « Arevo » et détenus par des membres des forces terroristes. « L’exfiltration des détenus dure quelques minutes. On se rapproche de la réalité du terrain. On va dans le moindre détail », assure l’officier.

Sergio a dit vrai. À 2 h 50, une détonation retentit dans l’enceinte d’une carrière de granulats prêtée par son propriétaire. Sous une pluie fine, les commandos s’extraient du sous-bois. En quelques secondes, ils neutralisent les deux terroristes qui font le guet devant la tente contenant les otages. Les consignes sont claires : si les « méchants » sont armés, on les « traite » (tue). Le scénario a prévu que Tango, l’ingénieur spécialiste en « tritium appauvri » serait blessé. Sur un lit de camp, il présente une blessure ouverte à la jambe.

Le capitaine qui dirige l’exercice a pris soin de grimer la jambe de l’otage, grâce à un kit prévu à cet effet. Quelques centaines de mètres plus bas, les otages exfiltrés dans des véhicules ennemis attendent que les deux hélicoptères Caracal se posent. Leur surgissement dans la nuit, le vacarme de leurs pales et leur stationnaire de plusieurs minutes au-dessus de la carrière investie par les commandos font surgir la réalité dans ce théâtre d’opérations.

 

                                                            Deux médaillés du 5 décembre 2013

 

                                                                  

La cérémonie commémorative d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie a eu lieu Place Royale à Lescar ce 5 décembre avec deux anciens combattants mis à l'honneur. Jean-Paul Sodes (photo, à gauche), qui a servi dans la marine, a été décoré de la médaille de la commémoration, agrafe Algérie, et Armand Schaeffer, ancien pilote ALAT, a reçu la croix du combattant.


     LPM: pour une armée française en tête du peloton de queue

 

       

                     

Dans la famille "bras de fer", Jean-Yves Le Drian a déjà eu "Bercy", les "industriels dela Défense", les "syndicats" et les "chefs d'état-major" ; il lui manque "l'opposition". Et ça, c'est pour aujourd'hui puisque les députés vont, très métaphoriquement, s'étriper sur la loi de programmation militaire pour les années 2014-2019.

Cette LPM fera de l'armée française la première armée en Europe, selon JYLD dans leFigaro. On avait l'habitude d'être en queue du peloton de tête; désormais, nous serons en tête du peloton de queue.

La perspective d'empoignades politiciennes (on se souviendra que la droite qui exige désormais que la Défense soit exclue des coupes budgétaires, a été à l'origine des plans de coupes claires précédents), des empoignades sans effets sur l'issue du vote, n'inquiète ni le ministre ni Geneviève Gosselin-Fleury, députée PS de la Mancheet co-rapporteure de cette loi de programmation, qui veut bâtir un nouveau modèle d'armée (un "modèle réduit" raillent les adversaires) garant de l'autonomie stratégique française.

L'élue cherbourgeoise, doublure de Bernard Cazeneuve, se félicitait hier, lors d'un court entretien téléphonique, d'un "budget stable jusqu'en 2016" (à 31,4 milliards d'euros) puis en légère hausse jusqu'en 2019. Un budget établi sur le pari de recettes exceptionnelles (2,2 milliards rien que pour 2014 !) mais "réalistes". Un budget que d'éventuelles futures et coûteuses opérations extérieures ne devraient pas mettre en péril puisque "le nouveau mode de financement garantit que les dépassements ne seront plus pris en charge par le budget dela Défense" et qui devrait bénéficier d'une "maîtrise de la masse salariale" réclamée à grands cris par Bercy.

Certes, concédait l'élue qui porte une attention toute particulière aux BdD, les déflations d'effectifs (23 500 postes en moins sur la période, rappel cruel) ne sont guère bienvenues et encore moins appréciées des armées mais "elles sont programmées année par année" et elles s'accompagneront "d'avancées en matières de ressources humaines" et d'une "rénovation du dialogue social".

Piètres consolations pour une institution "régulièrement saignée", dont les rangs se démobilisent et se "civilianisent".

 « Nous voulons devenir le motoriste de référence » 

 
 
 
 
 

Alors que s'ouvre le salon aéronautique de Dubaï, le PDG de Turbomeca, Olivier Andriès revient pour La Tribune sur la stratégie du groupe et les innovations en cours, avec de nouveaux moteurs de forte puissance.

 

LA TRIBUNE - Le marché des hélicoptères est depuis deux ans à nouveau sur une bonne dynamique. Quels sont les objectifs deTurbomeca?
OLIVIER ANDRIES - Nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros en 2012. Soit un tiers provenant de la production de moteurs neufs et deux tiers venant de l'après vente et des services. Nous visons une croissance annuelle du chiffre d'affaires de 5 à 7% d'ici 2015. C'est l'objectif. Et la répartition du chiffre d'affaires entre la production et les services n'évoluera que très peu. 

Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ambitieux ?
Le développement de notre chiffre d'affaires sera généré par les nouveaux moteurs que nous développons, notamment dans le segment des moteurs de forte puissance, et la diversification de notre portefeuille clients. Mais Turbomeca n'arriverait pas à atteindre ces objectifs sans le soutien du groupe Safran qui lui donne les moyens de mettre en œuvre une stratégie, fondée en fait sur quatre axes. Et le premier repose sur la diversification de notre portefeuille clients. 

Ce qui veut dire que vous voulez vous émanciper d'Eurocopter ?
Nous nous sommes développés historiquement aux côtés d'Eurocopter et nous en sommes très fiers. Quand Eurocopter devenait leader mondial, Turbomeca devenait également leader mondial des moteurs d'hélicoptères. Il existe donc un partenariat très fort et très étroit entre les deux entreprises. Et, si nous nous en réjouissons, nous comprenons tout à fait qu'Eurocopter puisse faire jouer la concurrence sur les nouvelles plates-formes. Les deux sociétés évoluent sur un marché ouvert. C'est bien pour cela que Turbomeca doit développer des éléments de résilience. Ce qui veut dire que l'entreprise doit être capable de résister à tous les vents. Et l'un des éléments important de cette résilience, c'est de diversifier notre portefeuille clients. Car 80 % des moteurs neufs que nous livrons aujourd'hui le sont à Eurocopter. Nous voulons devenir le motoriste de référence. 

Faut-il parler de révolution ou de simple évolution avec le contrat de motorisation que Turbomeca a signé en juin dernier avec le rival d'Eurocopter, l'américain Bell ?
Le contrat signé avec Bell est une étape historique. En 50 ans de production de moteurs d'hélicoptère, Turbomeca n'avait jamais travaillé avec Bell et réciproquement. C'est une étape majeure dans la longue histoire de Turbomeca.

Quand vous avez commencé à discuter avec Bell, avez-vous averti Eurocopter?
Non, pas du tout. Notre mission est de développer Turbomeca. Quand General Electric et Snecma négocient un contrat avec Boeing, ils ne demandent pas la permission, ni n'informent préalablement Airbus. C'est une règle de base. Toutes les discussions que nous avons avec tel ou tel restent absolument confidentielles. Nous avons des murailles de Chine. Tout comme Eurocopter n'apprécierait pas que nous évoquions ce qu'on fait avec eux à tel ou tel autre. Eurocopter et son PDG, Guillaume Faury, ont parfaitement compris notre stratégie et le mouvement que nous avons fait. Nous sommes deux sociétés différentes. Nous ne sommes pas intégrés verticalement. Chaque société a sa propre stratégie. La nôtre est de développer notre résilience. Mais encore une fois, la relation avec Eurocopter restera une relation très, très forte pour le meilleur bénéfice des deux entreprises. 

Finalement pourquoi ce partenariat avec Bell n'est-il pas arrivé plutôt?
Il y a plusieurs raisons à cela. Historiquement, Turbomeca a été longtemps perçu aux Etats-Unis, notamment, comme le motoriste d'Eurocopter. La direction générale de Bell a compris que nous étions un motoriste à part entière et que souhaitions développer notre activité avec potentiellement tous les grands hélicoptéristes du monde. A partir de là, deux grandes sociétés telles que Bell et Turbomeca devaient un jour se rencontrer. Deuxième élément important, nous avons développé ces dernières années une image positive auprès de nos 2.500 clients opérateurs à travers nos contrats de support. Turbomeca a beaucoup travaillé ces cinq dernières années sur la performance de son support. Que ce soit sur la fiabilité des moteurs et sur le niveau du service rendu. Bell a pris conscience que l'image de Turbomeca était fortement améliorée. 

A quel point votre image s'est-elle améliorée ?
Nous étions, il y a cinq, six ans, dernier de la classe pour ce qui était de la performance de notre support en service. Aujourd'hui, Turbomeca est revenu au niveau de ses concurrents en termes de prestations de services et de support. Cela veut dire que nous nous sommes fortement améliorés alors que nos concurrents sont restés peu ou prou à un niveau qui était le leur. Cette forte amélioration a été un élément fondamental dans la décision de Bell. Pourquoi? Parce que l'image de marque de Bell repose sur la qualité de son support. Le directeur général de Bell m'a confié qu'« il était inconcevable pour nous de travailler avec Turbomeca il y a cinq ans parce que la qualité de votre support n'était pas au niveau ».

Quelles sont les autres raisons du choix de Bell ?
Quand Bell est venu nous voir à l'été 2012, nous avons beaucoup discuté de la préparation de l'avenir. Ils nous ont posé beaucoup de questions et se sont convaincus que Turbomeca était une société qui préparait son avenir en investissant beaucoup d'argent pour développer les moteurs de demain. Ils ont compris que nous serions encore un acteur dans 40 ans. Enfin, ils ont été impressionnés par le site de Bordes. Ils ne s'attendaient pas à voir au pied des Pyrénées une usine aussi moderne. 

Ce contrat avec Bell a-t-il eu un impact sur le marché ?
Effectivement. Des clients nord-américains nous ont dit que c'était très important car Turbomeca ne serait plus perçu comme le motoriste d'Eurocopter mais comme un motoriste à part entière.

La porte de Turbomeca est donc ouverte à tous les hélicoptéristes…
… Si un autre grand hélicoptériste occidental vient nous voir pour motoriser un de ses produits avec Turbomeca, nous étudierons cette opportunité. Nous ne nous interdisons rien à condition que le partenariat fasse du sens. Il n'y a pas beaucoup de grands hélicoptéristes occidentaux : Eurocopter, Bell, AgustaWestland et Sikorsky. Pour autant, je vous rappelle que Turbomeca s'était déjà diversifié en travaillant avec HAL en Inde, Avic en Chine et Russian Helicopter en Russie.

Quel est votre deuxième axe stratégique ?
L'innovation et la préparation du futur. Nous investissons 15 % de notre chiffre d'affaires en recherche et développement. Nous avons décidé de développer toute une gamme de moteurs de nouvelle génération sur le segment des hélicoptères moyens et moyen lourds de 5 à 8 tonnes (avec des turbines de 1.000 à 2.000 chevaux) ainsi que celui des hélicoptères lourds de plus de 10 tonnes (avec des turbines de 2.500 à 3.000 chevaux). Turbomeca se positionne face à Pratt & Whitney (P&W) et General Electric (GE). Dans le premier segment, nous n'avions pas d'offre. Nous avons donc décidé de développer l'Ardiden - tous nos moteurs ont des noms de sommets ou de rivières des Pyrénées -, un moteur de nouvelle génération de 1800 chevaux, qui apporte un gain de consommation de 11 % à 12 % par rapport aux moteurs de la concurrence, dont le PT6 de P&W. Nous sommes également en train de développer l'Arrano (aigle en basque), moteur de 1200 chevaux dont la première plate-forme d'application sera le X4 d'Eurocopter. Sur ce marché, Turbomeca se veut offensif. 

Quand sera mis en service l'Arrano ?
Nous avons lancé officiellement le développement de ce moteur en 2012 après une préparation technologique. La première rotation est prévue au début de l'année prochaine et la certification est prévue début 2017 avec une mise en service dans le courant de la même année. L'idée est bien sûr de pouvoir le positionner sur plusieurs plates-formes. Je ne pourrai pas commenter plus avant sur ce sujet-là. S'agissant de l'Ardiden, il va motoriser deux plates-formes, l'une russe le Kamov 62 - un hélicoptère de 7 tonnes -, et l'autre chinoise, l'AC352 (ex-Z15). Cette dernière est la version chinoise de l'EC175. Ces deux appareils doivent entrer en service en 2015.

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer sur le marché des hélicoptères lourds ?
Dans ce segment de marché, nous avons le Makila moteur de 2.000 chevaux, qui motorise les SuperPuma, EC225 et Caracal d'Eurocopter, mais ce moteur développé il y a plus de vingt ans, ne nous permet pas de répondre aux évolutions qui se profilent. Nous avons décidé d'investir fortement sur le marché des moteurs de plus forte puissance, soit 2500 à 3000 chevaux,  pour équiper des hélicoptères de plus de 10 tonnes. Car c'est un marché très dynamique qui s'adresse essentiellement aux clients militaires et aux opérateurs spécialisés dans l'off-shore pétrolier. Les compagnies pétrolières, qui exploitent des gisements off-shore de plus en plus éloignés des côtes, ont besoin d'appareils plus lourds dotés d'un plus long rayon d'action, donc dotés de turbines plus puissantes. En valeur, les hélicoptères lourds pèsent 40 % du marché. C'est donc un marché où Turbomeca a des ambitions. A terme, nous visons 50 % de parts de marché qui sera un duopole avec GE. C'est dans le cadre de cette stratégie que Turbomeca a engagé, avec l'appui de Safran,  il y a un an et demi des discussions avec Rolls-Royce pour racheter sa participation dans un moteur de 2500 chevaux développé en commun, le RTM322, pour des plates-formes militaires, le Merlin et l'Apache des forces britanniques et le NH90.

Quel est l'objectif avec le rachat du RTM322 ?
Cette opération totalement financée par Safran s'inscrit parfaitement dans notre stratégie de pénétration du marché des hélicoptères lourds. Sur le RTM322, nous n'avions pas la même appréciation stratégique avec Rolls-Royce sur les développements potentiels du moteur. Aujourd'hui le RTM322 est un moteur 100 % Turbomeca. Avec cette acquisition, nous récupérons le savoir-faire des parties chaudes de ce moteur, qui étaient sous la maîtrise d'œuvre de Rolls-Royce. Turbomeca acquiert la maîtrise complète d'un moteur de 2500 chevaux. Nous disposons désormais d'une totale autonomie stratégique et commerciale pour développer de nouvelles activités à partir du RTM322. Et depuis ce rachat, nous avons signé un contrat de support à l'heure de vol de 425 millions d'euros avec le ministère de la Défense britannique pour assurer le soutien de près de 400 moteurs. 

Certains estiment que vous avez payé trop cher…
Safran a payé le prix que nous croyons juste. Le RTM322 est un programme mature. Ce qui veut dire que plus de la moitié du chiffre d'affaires proviendra de l'après vente et des services. Sur les contrats de support, on est sur des contrats long terme, donc une activité résiliente comme le contrat signé avec le ministère de la Défense britannique. Enfin, Turbomeca doit encore livrer 260 moteurs neufs pour le NH90, qui vont générer par la suite du chiffre d'affaires d'après-vente. Nous avons 1.100 moteurs RTM322 qui volent. Dans le militaire, ces appareils volent 200 heures en moyenne par an. C'est de l'activité récurrente.

Avez-vous d'autres ambitions sur ce marché ?
Nous avons lancé un démonstrateur technologique (Tech 3000) en vue de développer un moteur de 3.000 chevaux. Soit un compresseur, une des turbines haute pression - un programme sur lequel Turbomeca travaille avec Snecma -, et une chambre de combustion de nouvelle génération. Ces briques technologiques sont développées dans le cadre du programme d'investissement d'avenir (PIA). Ce démonstrateur a une double vocation, une application hélicoptère et une autre pour un turbopropulseur. La première application sera très probablement dans le domaine des hélicoptères civils.

Quels sont vos ambitions dans les pays émergents ?
C'est notre troisième axe de croissance. Historiquement, nous avons une relation ancienne avec la Chine et l'Inde, qui représentent environ 20 % de notre production de moteurs neufs. La moitié des hélicoptères qui volent respectivement en Inde et en Chine sont motorisés par Turbomeca. Clairement nous avons une relation privilégiée avec les acteurs politiques et industriels dans ces deux pays, HAL en Inde et Avic en Chine tant dans la partie hélicoptères et que dans la partie moteurs. Nous avons développé des partenariats industriels et technologiques avec l'Inde et la Chine.Notre stratégie est de capitaliser sur cette relation ancienne, de poursuivre les opportunités de croissance et de rester le partenaire de référence des acteurs industriels de ces pays. Nous avons des discussions tant avec l'Inde que la Chine sur des opportunités nouvelles.

Et la Russie ?
En Russie, nous ne livrons pas encore de moteurs de série mais nous avons beaucoup développé notre relation avec l'industrie russe dans les hélicoptères, qui est forte et reconnue mondialement. Les Russes ont déjà sélectionné Turbomeca sur deux plates-formes, un hélicoptère léger, le Kamov 226, un bimoteur de 2,5 tonnes, et le Kamov 62, un hélicoptère de nouvelle génération de sept tonnes qui vise les marchés internationaux, notamment l'off-shore. Avec les Russes, nous discutons également de nouvelles opportunités.

Quel est le dernier axe de votre stratégie de croissance ?
Les services, qui représentent les deux tiers de notre chiffre d'affaires. Nous développons les contrats à l'heure de vol. C'est l'avenir dans le cadre d'une stratégie de fidélisation du client. Avec ce type de contrat, nous optimisons la satisfaction de nos clients en proposant en fait une assurance. Ce que nous vendons à notre client, c'est une garantie de disponibilité de ses moteurs. On lui garantit qu'il pourra voler. C'est ce qui compte pour le client. Turbomeca lui  donne aussi une visibilité sur ses coûts puisque nous le facturons à l'heure de vol. S'il vole 100 heures, il sait ce qu'il doit payer. 

Et ça marche ?
Ce type de contrat rencontre de plus en plus de succès à la fois dans le domaine militaire que dans le domaine civil. Nous avons été les premiers en France à signer un contrat à l'heure de vol avec le ministère de la Défense. Nous gérons le maintien en condition opérationnelle (MCO) et les stocks des 1.400 moteurs d'hélicoptères de l'Etat français : armée de l'air, armée de terre, marine, douane, gendarmerie, DGA. Nous avons déployé des équipes techniques sur les bases. Et nous faisons désormais  la même chose avec le ministère de la Défense britannique avec la flotte de RTM322. C'est le cas également aux Etats-Unis avec les gardes côtes américains. Nous gérons à peu près 250 moteurs répartis sur les 18 bases des gardes côtes aux Etats-Unis. Nous avons aussi un contrat de cette nature avec l'armée de terre américaine et avec d'autres armées dans le monde. Tous nos clients dans l'off-shore pétrolier sont sur ce modèle-là puisqu'ils opèrent partout dans le monde des centaines d'hélicoptères. C'est enfin le cas aussi pour l'urgence médicale.

Trois ans après son inauguration, quelle est la plus-value de Bordes pour Turbomeca ?
Ce nouveau site a représenté un investissement pour Safran de 100 millions d'euros et a été accompagné de la création d'un centre de formation d'apprentis et d'un hotel d'entreprises qui ont été financés par les collectivités locales, en premier lieu le Conseil Régional d'Aquitaine,  et  qui ont permis de créer un écosystème autour de Turbomeca. Ce nouveau site avait deux objectifs, qui ont été atteints. Le premier très important était de mettre le bureau d'études à proximité des ateliers de manière à ce que la communication entre le monde de la technique et le monde de l'industrie soit très forte dès les phases amont de développement des moteurs. C'est acquis. Le deuxième objectif était une optimisation de notre organisation industrielle. La nouvelle usine nous a permis de réduire les cycles de production en les divisant par deux depuis l'ouverture de la nouvelle usine.

C'est-à-dire ?
Le cycle total - de la production des pièces jusqu'au montage moteur à l'intérieur de Turbomeca - s'élevait à presque 200 jours. Il a déjà été réduit en moyenne à 100 jours environ. L'objectif est même de descendre à 60 jours dans les deux, trois ans qui viennent. Aujourd'hui, plus de la moitié de nos lignes de production ont déjà atteint ce niveau de 60 jours. Avec la nouvelle usine, nous avons pu déployer tous les outils de «lean manufacturing». Ils nous ont permis de réduire les cycles et la non qualité. Le troisième impact très important à mes yeux : il est un élément de fierté pour les salariés et il est un superbe outil de marketing.

Ces prochains mois vont être décisifs pour la filière hélicoptériste française en matière d'export en Pologne et au Qatar?
Effectivement 2014 est une année de contrats export dans le domaine des hélicoptères, notamment pour le Caracal et le NH90. C'est difficile de faire des paris sur l'issue de ces compétitions mais j'ai bon espoir que l'on en gagne. Nous essayons de mettre toutes les chances de notre côté. C'est vrai que ce sont des contrats très importants pour la filière hélicoptère française et nous nous tenons totalement aux côtés d'Eurocopter dans ces campagnes stratégiques.

 
 
 
 
 
 
 

Mali : un camp porte le nom du Chef de Bataillon Damien Boiteux

 

 

Damien Boiteux était pilote du 4e RHFS de Sauvagnon. 

Le premier militaire français tué en janvier dans le cadre de l'opération militaire Serval de la France contre les groupes jihadistes au Mali, Damien Boiteux, a été honoré lundi à Bamako où un nouveau camp porte désormais son nom. Le camp de l'armée française Damien-Boiteux, situé à l'aéroport de Bamako-Sénou, a été inauguré lors de la cérémonie de la commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale, ce que l'ambassadeur de France à Bamako Gilles Huberson a jugé "très symbolique", soulignant que Damien Boiteux est "mort à la fois pour la France et pour le Mali".

Damien Boiteux, qui servait depuis 22 ans dans l'armée de terre française, a été mortellement blessé le 11 janvier aux commandes de son hélicoptère lors de la première phase de l'opération Serval. Il était pilote au 4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS) basé à Sauvagnon.

Un hommage avait déjà été rendu le 8 novembre à Damien Boiteux à Konna où une rue porte déjà son nom, et où a été posée la première pierre d'un monument à sa mémoire.

 

L'augmentation de l'indice de retraite du combattant votée mais elle fera long feu

 

Les députés UMP et UDI ont fait voter lundi, contre l'avis du gouvernement (et grâce à une erreur de vote d'une députée de la majorité), des mesures pour augmenter l'indice de retraite du combattant en juillet et majorer la rente mutualiste.

Voté par 27 voix contre 25 (joli taux de présence!), lors de l'examen des crédits budgétaires 2014 consacrés aux anciens combattants, l'amendement UMP de Christian Jacob et ses collègues vise à augmenter l'indice de la retraite du combattant de deux points (à 48), à compter du 1er juillet 2014.

Cet amendement, précise l'UMP dans un communiqué, "est fidèle à la politique menée depuis 2005 par la précédente majorité qui a porté l’indice de la retraite des anciens combattants de 33 à 48 points. Cet amendement garantit la progression de la retraite du combattant et revêt un caractère symbolique de reconnaissance pour l’ensemble du monde combattant."

Pas d'enthousiasme! Le gouvernement a fait savoir, par la voix du ministre délégué aux Anciens combattants Kader Arif, qu'il demanderait un nouveau vote des députés (deuxième délibération) sur ces deux amendements d'ici à la fin de l'examen du projet de loi de finances. Pas question de cadeau inopiné aux anciens combattants...

 

Rescapé de l'attentat du Drakkar, Lionel Chaillot a eu plusieurs vies

 (pour ceux qui l'ont connu en activité au 5eRHC ou ailleurs)
 
 
 Lionel Chaillot reste marqué par l'attentat du Drakkar, auquel il pense tous les jours. 
 
 
 

"La routine? Je connais pas!" Lionel Chaillot répond en souriant, comme souvent. Cheveux ras et regard bleu acier, cet ancien militaire béarnais de 52 ans, sorti "capitaine d'escadrille après un parcours assez atypique pour un engagé", travaille aujourd'hui comme pilote indépendant en Angola. Avec plus de 7000 heures de vol au compteur, il dessert les plateformes off-shore de grands groupes pétroliers, poursuivant une vie de baroudeur entamée en 1980 avec les chasseurs paras, basés alors sur le camp d'Idron.

A la lecture de la biographie de ce Morlanais, une question s'impose rapidement: combien de vies a déjà consommé ce véritable homme-chat? Lionel Chaillot se marre, là encore, et énumère (de mémoire) ses "opérations extérieures" - 18 au total! - dont la plupart en Afrique ("Tchad, Gabon, Cameroun, Djibouti..."). Avec le 5e RHC, ce grand gaillard a aussi vécu au rythme dramatique des évènements survenant au Kosovo et dans l'ex-Yougoslavie.

Le continent noir, il en est tombé "amoureux et envieux de ces gens qui, malgré les difficultés, savent partager et vivre simplement, un peu hors du temps". Le militaire en oublierait presque ses citations personnelles, à l'Ordre national du mérite au Cameroun, à Djibouti ou encore au Liban.

Des distinctions auxquelles est venu s'ajouter le titre de chevalier dela Légion d'honneur, décerné mi-juillet à Pau. Mais Lionel Chaillot, qui ne regrette rien... "sauf les camarades disparus", ce n'est pas seulement tout cela. Depuis octobre 1983, le personnage, épais et chaleureux, a abandonné une part de lui-même à Beyrouth, dans les décombres de l'immeuble "Drakkar" où logeaient les casques bleu français. Comme la célébration de cet anniversaire tragique vient de le rappeler, 58 parachutistes y ont perdu la vie après l'explosion d'un camion piégé. Lionel Chaillot en est sorti "l'avant-dernier", après 18 terribles heures passées sous des tonnes de gravats.

"J'y pense encore tous les jours"

Evidemment, depuis, la vie de celui qui était alors sergent-chef, responsable d'un groupe de combat du 1er RCP de Pamiers, n'est plus tout à fait la même: "Il y a eu 15 rescapés, j'en fait partie. A 6h25, tout a explosé et est devenu noir. J'ai eu le côté droit déchiqueté puis une insuffisance rénale. Là-dessous, j'entendais les voix de mes camarades eux aussi écrasés et qui, peu à peu, s'éteignaient. Les 10 années suivantes ont été très dures et j'y pense encore tous les jours".

Chaque mot, prononcé gravement, pèse des tonnes de souffrances. Odeurs, bruits, Lionel Chaillot a tout enfoui au fond de sa mémoire. Y compris le moment de sa sortie, du retour à la vie, en présence du père Lallemand, aumônier de la 11e division parachutiste et ancien de Kolwezi.

"Lui, c'est mon parrain, celui qui m'a accroché la Légion d'honneur, et un peu mon second père aussi", s'enflamme le survivant. Ce même homme d'église avait déjà célébré le mariage de Lionel. Il lui a tendu la main sur les ruines fumantes du Drakkar avant de baptiser, quelques années plus tard, Elodie et Damien, les enfants du couple Chaillot.

 

 
 

Les forces spéciales de l'armée de terre en opération dans le Gers

Après être intervenues au Mali, une trentaine de soldats des forces spéciales de l'armée de terre s'entrainent dans le Gers

 

Jusqu’à ce samedi, une trentaine d’hommes des forces spéciales de l'armée de terre s’exerceront sur la recherche humaine dans le Gers

 

Mais que se passe-t-il à Auch et Lectoure ? Ces hommes en tenue de camouflage, celui-ci qui descend d’un hélico par une corde, ces ombres furtives… Serait-ce la guerre ?

Du tout. Ce n’est qu’un exercice. Mais pas n’importe lequel… Son nom de code : opération Garuda. Jusqu’à samedi, les forces spéciales de l’armée de terre s’entraînent, en effet, dans le Gers. Une trentaine d’hommes du 1er régiment d’infanterie de marine (RPIMa) de Bayonne, du 13e régiment des dragons parachutistes (RDP) de Souge et du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau, ceux-là mêmes qui sont récemment intervenus au Mali, vont affûter, à Auch et Lectoure, les techniques qui font leur spécialité : la recherche humaine.

Tous les militaires que vous serez peut-être amené à croiser brièvement cette semaine s’entraînent et s’instruisent en permanence pour pouvoir être projetés, sans préavis, n’importe où dans le monde.

À la zone industrielle.

« Ces trois régiments qui forment la brigade des forces spéciales terre ont chacun une spécialité, mais sont parfaitement complémentaires, explique le lieutenant-colonel Liou. Le 13e RDP de Souge fait dans la recherche humaine et le renseignement stratégique, le 1er RPIMa de Bayonne pratique l’action spéciale et le 4e RHFS de Pau est spécialisé dans l’aérocombat des forces spéciales. Lors d’une mission, elles agissent ensemble. » Rompus à la traque des terroristes, mais aussi à l’extraction d’otages, ces militaires très spéciaux vont s’entraîner jusqu’à la fin de la semaine à Auch, mais aussi à Lectoure, au sud de la ville, sur un site industriel.

Bien qu’elles soient particulièrement volatiles, vous serez donc peut-être amenés à croiser ces troupes d’élite en plein exercice. Ne vous étonnez pas non plus d’observer un trafic aérien plus soutenu qu’à l’habitude. Un hélicoptère et des avions pourraient fort bien survoler Auch.

L’objectif de cette opération, c’est de s’entraîner dans les conditions les plus réalistes possible, car le cœur de métier dela Brigade des forces spéciales terre (BFST) est la préparation opérationnelle de ses unités.

Depuis sa création, la BFST a notamment opéré en Afrique, Opération Licorne en Côte d’Ivoire et Opération Serval au Mali, ou bien encore en Afghanistan (Opération Enduring Freedom et Opération Arès). La majorité de ses opérations sont classées secret défense, bien que souvent révélées ultérieurement.

Alors ouvrez l’œil, ces militaires de l’ombre sont parmi nous…

 

La DGA flirte avec la cessation de paiement

 

Dʼici à 2019, il va manquer chaque année 2 milliards pour payer toutes les factures. Au moindre gel de crédit, la DGA basculerait en cessation de paiements.Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, les récentes déclarations du délégué général pour lʼarmement confirment la situation dʼextrême tension du budget militaire. Lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat dans le cadre de lʼexamen du projet de loi de programmation 2014-2019, Laurent Collet Billon, le DGA, a été clair: le report de charges du programme 146 (celui qui concerne les équipements) flirte avec la ligne rouge.«Sous lʼhypothèse des ressources prévues [...], le report de charges du P146 sera stabilisé durant la nouvelle LPM à son niveau de fin 2013, prévu à environ 2 milliards dʼeuros, ce qui nʼest pas rien en regard des environ 10 milliards dʼeuros de dépenses annuelles, les ressources prévues ne permettant pas de le résorber. Il nʼy a donc pas de marges pour gérer des aléas sur les ressources », a-t-il déclaré. En clair, cela signifie que, chaque année dʼici à 2019, il manquera toujours 2 milliards dʼeuros pour régler les factures reçues ou non encore reçues mais correspondant à des prestations réalisées. A noter que ce chiffre ne concerne que le seul programme 146 (celui qui concerne les équipements): si lʼon extrapole à lʼensemble du ministère, le report de charges atteint 3 milliards. Même si la DGA a lʼhabitude de jongler avec sa trésorerie, cʼest sans doute la première fois quʼune loi de programmation militaire va démarrer avec un tel niveau de report de charges. A 2 milliards, cela passe encore. «Les intérêts moratoires payés aux industriels restent maîtrisés et on privilégie les paiements aux PME ou aux sous-traitants les plus fragiles », assure-t-on. Plus riches, les grands maîtres dʼoeuvre comme Thales, Dassault ou DCNS peuvent- faire preuve dʼune certaine patience avant dʼêtre payés. Des fins de mois stressantes. Au-delà de ce seuil de 2 milliards en revanche, la DGA basculerait en cessation de paiements, croulant sous un trop-plein de factures. Cʼest dʼailleurs ce que laisse entendre Laurent Collet-Billon quand il évoque les «hypothèses de ressources prévues»: pour que la LPM démarre avec 2 milliards de report de charges «seulement», encore faut-il que Matignon relâche les 700 millions dʼeuros bloqués cette année (surgel et réserve de précaution). Si ce nʼest pas le cas, ou si la défense doit financer les surcoûts des opérations extérieures, les conditions dʼexécution du budget 2014 seraient «pénibles», a-t-il déclaré, avec un art prononcé de lʼeuphémisme. Faute de marge de manoeuvre, la DGA sʼapprête donc à vivre des fins de mois stressantes dʼici à 2019. A la moindre annulation de crédit, la ligne rouge de la cessation de paiements serait franchie.

 

 

L'amertume des militaires face aux coupes budgétaires


La paie, la soupe, la guerre, l'avenir de leur famille : rien ne paraît plus sûr aux yeux des militaires français. Souvent taiseux par devoir et par pudeur, les soldats ne masquent plus leurs inquiétudes, à l'aube d'un nouveau plan social dans les armées – 34 500 suppressions d'emplois d'ici 2019 – dont nul ne voit comment il peut aboutir sans toucher au cœur même de l'institution militaire. Dans les régiments, une fois retombée l'adrénaline des opérations extérieures, la dégradation du quotidien pèse de plus en plus.

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, en a pris la mesure, jeudi 10 octobre, au cours d'une longue visite aux Diables rouges du 152e Régiment d'infanterie de Colmar, le "15-2", dont plusieurs compagnies rentrent du Mali et du Liban.

Les officiers ont confirmé que leur attention était tournée vers les moindres signes d'humeur. Avant, peut-être, de repartir en République centrafricaine, leurs soldats s'inquiètent. Les sous-officiers ont dressé pour le ministre la liste des problèmes : le logiciel défectueux des paies, Louvois ; la suppression programmée de régiments, dont le 15-2 lui-même ; la gestion incompréhensible des bases de défense ; la crainte d'un arrêt des opérations extérieures ; les carrières bouchées.

Il faut ajouter le compte de plus en plus chiche des moyens d'entraînement pour ceux qui restent à l'arrière. Les tous nouveaux blindés VBCI sont pourvus, mais les mécaniciens ont témoigné qu'ils attendaient un an les pièces de rechange des vieux véhicules blindés légers, et qu'il n'y avait, pour l'heure, ni pneus, ni batteries, pour les camions du régiment.

DÉFAUTS DE PAIEMENT DES SOLDES À RÉPÉTITION

Dans les états-majors, c'est une franche amertume qui s'exprime devant les nouvelles réorganisations. Elles s'ajoutent à celles, massives, de la période 2008-2014. Et en dépit de la "sanctuarisation" du budget vantée par le ministre, le sentiment prévaut que l'armée est la seule institution à se réformer, contribuant plus que d'autres à l'effort national de redressement des comptes publics.

Le calculateur Louvois continue de provoquer l'exaspération, de la base au sommet : "Cela fait partie des sujets qui me mettent de mauvaise humeur", a convenu jeudi le ministre, peu avant d'écouter le chant des Diables rouges, dont la fin claque par un : "La France, vous ne l'aurez pas !" Quelque 65 000 militaires continuent d'être touchés par des défauts dans le versement de leur solde, avec des moins ou à l'inverse des trop perçus. "C'est un vrai désastre, une vraie catastrophe, dont les effets sont considérables, a déclaré M. Le Drian. La République vous doit des excuses."

La Courdes comptes prépare un rapport. Mercredi, elle a déjà fourni au Sénat des éléments très critiques sur la rémunération des militaires. En juin, l'on comptait 130 millions d'euros de trop-perçus en raison des erreurs de Louvois. L'année 2013 devrait s'achever avec 64 millions.

LA MAUVAISE GOUVERNANCE DU MINISTÈRE EN CAUSE

L'affaire devient très sensible. D'abord parce qu'il n'est pas possible de régler les dysfonctionnements rapidement, en raison de la complexité de la paie des 190 000 militaires – elle compte 174 primes. Le major général des armées, Pierre de Villiers, a clairement suggéré mercredi de se débarrasser de Louvois. Mais il faudra du temps pour installer un nouveau logiciel : encore au moins trois ans de dysfonctionnements.

Ensuite parce que la défense est accusée par Bercy de ne pas maîtriser sa masse salariale. En 2011, puis en 2012, le ministère a essuyé un visa négatif sur son budget des ressources humaines. Bien que les effectifs aient diminué de 8,6 % (45 000 personnes), la masse salariale a cru de 5,5 % entre 2009 et 2012, de 3 % si l'on ôte l'effet Louvois.

Le ministère du budget a dû abonder les crédits de la défense de 213 millions en 2010, de 158 millions en 2011 et de 474 millions en 2012. Une partie de ce dérapage s'explique par le maintien en activité de militaires âgés sous l'effet de la réforme des retraites, ou par le fait que des revalorisations ont été accordées en échange de l'effort de restructuration. Même si, soulignela Cour de comptes, les militaires français restent moins bien payés que leurs homologues anglais ou allemands. Mais c'est d'abord la mauvaise gouvernance du ministère qui est en cause.

Dans ce contexte, Bercy n'a pour l'heure pas annulé le gel des crédits – 700 millions d'euros – qui frappe les armées. Il faut encore trouver 34 500 postes à supprimer, et les mesures d'incitation au départ sont quasi inexistantes dans la programmation budgétaire (40 millions seulement). La "'manœuvre ressources humaines' est le plus grand défi du moment", explique Patricia Adam, présidente de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

En opposition avec son homologue du Sénat Jean-Louis Carrère, Mme Adam plaide pour que la procédure d'urgence s'applique à la loi de programmation 2014-2019 afin qu'elle soit adoptée avant la fin 2013, seule condition pour réussirOr, ce calendrier n'est toujours pas arbitré. Le ministre veut aller vite. Il pourrait obtenir des crédits d'accompagnement supplémentaires. Il tempère la dégradation du climat social. Mais certains observateurs notent qu'une partie des hommes de son cabinet, déjà en poste à la défense sous le ministère d'Alain Richard, n'ont pas vu venir fin 2001 les manifestations des gendarmes qui ont coûté cher à la gauche.

 

 

5e RHC : La relève a embarqué

 

 

150 hommes du 5e Régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Pau devaient embarquer tôt ce matin (10 octobre 2013) pour le Mali, à bord d’un Airbus militaire, à l’aéroport Charles-de-Gaulle (Roissy). Ils vont relever les forces du 1er RHC de Phalsbourg (Moselle) engagées dans le groupe aéromobile basé à Gao. Sous l’autorité du chef de corps, le colonel Stéphane Richou, une cérémonie se déroulait hier soir en présence des familles, sur la place d’armes du quartier de Rose. C’était en présence de la députée-maire de Pau, Martine Lignières-Cassou, qui a donné rendez-vous aux partants à leur retour, prévu en janvier.

Les hélicos de manœuvre, d’assaut et d’attaque de l’unité paloise qui avait mené les opérations de reconquête, en janvier dernier, sont prépositionnés sur place.

Le sauvetage des équipages perdus

La base girondine de l’armée de l’air accueille des aviateurs de 12 pays pour une série d’exercices de sauvetage parmi les plus complexes.

L’hélicoptère Caracal, spécialisé dans le sauvetage, largue ses commandos sur le terrain. Cible des tirs ennemis, il bénéficie d’une protection large et rapprochée. 

 

 

Ils sont six soldats tombés dans une embuscade et sur des mines derrière les lignes ennemies. L’un est mort, deux sont blessés dont un grièvement, les trois autres sont indemnes. Pour les récupérer, une opération d’envergure s’organise. Des commandos embarquent à bord de deux hélicoptères Caracal. Objectif : larguer les sauveteurs sur la clairière où les hommes en danger attendent leur exfiltration et hélitreuiller le groupe le plus vite possible à la barbe de l’ennemi pour regagner la base.

Sur le papier, le but est simple « En réalité, c’est une des opérations les plus difficiles à monter car elle implique une chaîne complexe et doit s’adapter en temps réel aux renseignements recueillis sur le terrain et triés par la cellule de planification », témoigne Philippe Brochu. En combinaison de vol, au milieu de la ruche où se prépare la mission, le pilote de l’escadron « 01/67 Pyrénées » - spécialisé dans la recherche et le sauvetage au combat - passe en revue tous les éléments techniques.

Nous sommes à la BA120 de Cazaux. Sur le tarmac, des hélicoptères Apache néerlandais sont prêts à décoller. Ces mitrailleuses volantes auront la charge de la protection rapprochée des Caracal. Au-dessus d’eux, des chasseurs italiens vont tâcher d’assurer la maîtrise du ciel, et toutes les transmissions vont être coordonnées en haute altitude par un avion Awacs de l’Otan.

« La coordination doit être très élevée car, si le plan n’est pas bon, la mission peut vite tourner à la catastrophe », explique Aaron Croft dans un français fluide. Jeune mais expérimenté, issu du 41e escadron « rescue » de l’US Air Force, ce commandant américain, intégré dans l’escadron français, joue les moniteurs et s’assure du respect scrupuleux des procédures par les aviateurs de 12 armées différentes et qui communiquent en « anglais de l’Otan ». Car, à l’heure fatidique, chaque détail comptera. « Cette mission en terrain découvert est difficile, avec des menaces à neutraliser, comme des missiles à courte portée équipés de détecteurs infrarouges », souligne Aaron Croft.

La croix en Afghanistan

Au pied du Caracal, les pilotes français n’ignorent rien des difficultés qui les attendent : « Il faut du sang-froid et la parfaite connaissance des procédures car on gère un environnement très dense avec prise de décision instantanée », dit le jeune capitaine Mickaël Martin en détaillant ce qui fait du Caracal, mis en service en 2006, avec ses deux pilotes, ses deux mécanos navigants et son plongeur-sauveteur-mitrailleur, l’outil idéal pour ces missions un peu kamikazes : « Fenêtres et sièges blindés, réservoir auto-obturant, autonomie de 3 h 30 et ravitaillement en vol, armé de mitrailleuses et de deux treuils pour le largage et la récupération des hommes. »

Les commandos du CPA-30 ont déjà chargé leur équipement - valises de transmissions, gilets pare-balles, armement léger, lunettes de vision nocturne, etc. - prêts à s’engager à fond dans un exercice qui pourrait vite devenir réel en cas de conflit. « Chacun de nous sait ce qu’il doit faire au détail près, car de la précision de la préparation dépend notre capacité à s’adapter sur le terrain », souligne un de ces soldats d’élite, un œil sur la corde lisse qui leur permettra tout à l’heure de prendre pied en terrain hostile.

En Afghanistan, l’escadron Pyrénées a déjà montré de quoi il est capable, décrochant deux citations et la croix de la valeur militaire, notamment pour l’évacuation des blessés après l’embuscade de la vallée de l’Uzbin en août 2008. Les sauveteurs de l’air étaient présents en Libye, au Mali et, demain, ils seront de toutes les opérations, franco-françaises ou alliées, où il faudra extraire à tout prix des soldats ou des civils des griffes de l’ennemi…

 

 

 

Régiment d'hélicoptères de combat de Pau : 150 hommes partent au Mali (2)

   Un détachement de 150 hommes du 5e RHC quittera Pau le mercredi 9 octobre pour se rendre au Mali

 

150 hommes du 5e RHC de Pau partiront en intervention au Mali mercredi 9 octobre.

 

 

Fin septembre, des manoeuvres d'une ampleur exceptionnelle se déployaient dans l'ouest du Béarn. Il s'agissait d'un entraînement en vue du départ de 150 hommes du 5e Régiment d'hélicoptères de combat de Pau vers le Mali.

C'est demain, mercredi 9 octobre, que le régiment quittera le quartier de Rose, à Pau, dans le cadre de la relève du groupement aéromobile basé à Gao. La mission pourrait durer trois mois.

Si les hommes seront établis à Gao, c'est que la ville malienne se situe "à égale distance des principales villes où se dérouleront les interventions", indiquait, hier, le capitaine Michel Defrances, officier supérieur adjoint du 5e régiment d'hélicoptères de combat.

C'est le second départ pour le RHC de Pau cette année. En janvier, suite aux attaques d'Aqmi au Mali,la France était intervenue. Le 5e RHC était alors le premier régiment français à intervenir sur le territoire malien avec 260 hommes sur le terrain.

La nouvelle mission du 5e RHC au Mali, après l’élection du nouveau président Keïta, est une mission de stabilisation, au sein du dispositif international initié par l’ONU et l’Europe (European Union Training Mission). Cette fois, le nombre d'hommes mobilisés est moindre. Les opérations se sont calmées et la politique d'intervention consiste en une "phase de stabilisation" précise le capitaine Michel Defrances. "Nous serons présents pour surveiller, rassurer la population et permettre au processus démocratique de se mettre en place."

Outre l'intervention militaire, un tel départ représente toujours "un moment assez particulier dans la vie des familles et du régiment", confiait aussi le capitaine Defrances.

 

 

5e RHC : 150 hommes repartent au Mali (1)

 

Le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), basé à Pau-Uzein, va à nouveau être directement engagé au Mali, dans le cadre de l'opération Serval toujours en cours.

Un détachement d'environ 150 hommes, placé sous les ordres du nouveau chef de corps, le colonel Stéphane Richou, quittera son quartier de Rose, demain mercredi 9 octobre 2013, en fin d'après-midi. Il se rendra à Gao, dans le cadre d'une "auto-relève" du groupement aéromobile déployé là-bas par l'armée française.

Cette nouvelle opération extérieure devrait durer trois mois, auprès notamment des hélicoptères (Tigre et autres) que le 5e RHC a engagé dans ce pays africain depuis le début de l'année.

C'est afin de préparer ce nouvel engagement qu'un vaste exercice de manoeuvres, baptisé "Béarn", vient tout juste d'avoir lieu dans la région de Navarrenx. Pour mémoire, 700 militaires issus de cinq régiments, plus de 30 hélicoptères et une centaine de véhicules avaient été mobilisés pendant une semaine.

Il s'agissait du plus gros exercice réalisé dans la région depuis 7 ans en terme de moyens aéromobiles déployés.


Budget de la Défense : Pau s'en sort très bien


 
 

Les régiments béarnais ne devraient pas être affectés par la loi de programmation militaire 2014-2019. 

 

 

Le ministre dela Défense Jean-Yvesle Drian a communiqué, hier, les premières coupes inscrites dans la loi de programmation militaire pour les années 2014-2019. Ces économies portant sur 23 500 postes, ainsi que la suppression de deux régiments et quatre sites militaires, seront examinées au parlement à partir du 21 octobre 2013.

Comme nous l'avons déjà indiqué, la place militaire paloise s'en sort fort bien, contrairement à d'autres territoires du sud-est et de l'est de France. Aucun des corps d'armées stationnés en Béarn (5e RHC, forces spéciales…) n'est impacté. Rappelons que, au titre du renforcement des effectifs dédiés aux opérations spéciales, le 4e RHFS et sa structure de commandement (COS), basés près de l'aéroport, pourraient même en sortir confortés. L'ajout d'un millier d'hommes, au plan national, a en effet évoqué pour les forces spéciales.

Caïman : encore d'actualité

Il semble par ailleurs qu'une décision, favorable au régiment béarnais, a été prise dans le dossier visant à regrouper tous les hélicoptères de transport Caracal à Pau, peut-être sous le commandement des forces spéciales justement. Et non à Cazaux (Gironde) comme évoqué un temps .

Enfin, le ministre a aussi annoncé une hausse des crédits dédiés aux équipements des armées. Cela signifie que des programmes qui auraient pu être remis en cause restent d'actualité. C'est notamment le cas du Caïman (NH 90), hélicoptère de nouvelle génération.

Achetés par la France, "quatre Caïman, ainsi que quatre nouveaux Tigre, seront livrés aux forces aéroterrestres en 2014", a-t-on pu apprendre. Bien sûr, tous ne sont pas appelés à stationner en Béarn mais ce programme, qui n'a donc pas été arrêté, aura à terme un fort impact dans notre région. Pour mémoire, 90 000m2 de terrains doivent, à partir de 2015, être aménagés près du 5e RHC. Un investissement global de 75 millions a été évoqué avec, à l'horizon 2019, la présence de 24 appareils servis par 250 militaires supplémentaires.

 

 
 

Le 5eRHC dans le ciel palois

 
 
 
 
 
 
Un défilé aérien, au-dessus du Boulevard des Pyrénées hier matin, réunissait 25 à 30 hélicoptères de tous types, suivant en formation le cours du gave de Pau. Il intervient en conclusion des manœuvres qui ont eu lieu depuis lundi dernier dans le Béarn. 


Le Béarn préfigure le Mali. Défilé aérien sur Pau, demain

Des manœuvres d’une ampleur exceptionnelle se déploient dans l’ouest du Béarn, jusqu’à demain (27 septembre 2013) : en lice trente hélicos et 700 hommes.

 

À Montfort, hier matin, des éléments du 17e Régiment du génie parachutiste dans l’attente de leur embarquement à bord d’un des hélicoptères de manœuvre. 

 

A l’heure où se récoltent les premiers maïs, dans l’épi… centre du Béarn, le rugissement des Tigre et autres Cougar couvrent le bruit des moissonneuses-batteuses.

Cela se passe à Audaux (PC principal et tour mobile), à Bugnein (approvisionnement matériel), à Laàs (plot « hélicoptères »), à Castetbon (PC logistique), etc. Et cela doit encore durer jusqu’à demain, de jour comme de nuit.

 

En conclusion des manœuvres militaires qui se déroulent depuis lundi dernier au cœur du Béarn, un défilé aérien aura lieu demain vendredi à partir de 11 heures, au-dessus du boulevard des Pyrénées, à Pau.

Il sera constitué de 25 à 30 hélicoptères de tous types stationnés à la base de Pau-Uzein ; ils suivront le cours du gave de Pau, en formation.

Le survol de la ville, sous réserve de conditions météo qui s’annonçaient plutôt favorables, hier, a fait l’objet d’une demande auprès de la préfecture. Les autorités attendaient encore le feu vert définitif, hier.

Le 5e RHC s’affirme plus que jamais comme « le régiment du Béarn ». Il est depuis quatre ans l’une des unités opérationnelles les plus décorées de l’armée de terre.

L’exercice a pour thème une vaste intervention aéromobile, visant au rétablissement de la souveraineté d’un état attaqué par des forces armées ennemies. Les moyens engagés sont assez exceptionnels puisque sont en mouvement 12 Cougar et Puma - 10 du 5e RHC et 2 du 3e RHC d’Etain -, 12 Gazelle et 6 Tigre.

Cela faisait sept ans que n’avait pas été déployé un dispositif aussi important, dans le cadre d’un exercice organisé par le 5e RHC (Régiment d’hélicoptères de combat).

700 hommes sont à pied d’œuvre, appartenant principalement au 5e RHC. Sont aussi requis : une compagnie du 8e RPIMA de Castres ; un détachement du 35e RAP (Régiment d’artillerie parachutiste) de Tarbes qui sert des mortiers lourds de120 mm; un autre du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban et un troisième du 2e Régiment de dragons nucléaire, biologique et chimique de Fontevraud. Sans oublier l’appui aérien des escadrons de chasse de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan.

Reporté en février

Les populations locales étaient prévenues. Les agriculteurs pressentis ont mis sans barguigner, voire avec une certaine fierté comme le propriétaire de la vaste prairie de5,5 hectares, entre Narp et Laàs, où est basé le plot « hélicoptères », leurs terrains à disposition des militaires.

Du reste, cet exercice de grande ampleur, dont la zone s’étend des Hautes-Pyrénées jusqu’à Bayonne, aurait dû avoir lieu en février dernier.

Mais la réalité en a voulu autrement, le 5e RHC ayant été projeté au Mali dès janvier, dans un rôle crucial : « C’est nous qui avions ouvert le théâtre d’opérations », rappelle le colonel Stéphane Richou qui vient de prendre, en juillet, le commandement du régiment palois qu’il connaît bien pour y avoir servi comme tout jeune lieutenant.

La préparation du détachement de relève - 200 éléments palois - qui partira le 10 octobre prochain pour le Mali, est l’un des trois objets de ces manœuvres. La nouvelle mission du 5e RHC au Mali, après l’élection du nouveau président Keïta, sera une mission de stabilisation, au sein du dispositif international initié par l’ONU et l’Europe (European Union Training Mission).

Retour au Béarn

Toutefois, le premier objectif assigné à l’exercice Béarn était « la préparation opérationnelle d’un groupement tactique interarmes à dominante aéromobile ». Il s’agissait, en clair, d’intégrer les capacités du régiment palois, dont on n’a pas toujours à l’esprit qu’il soutient la plus grande plate-forme d’hélicoptères d’Europe, et celles des trois unités spécialisées qui lui étaient associées. Enfin le colonel Richou ajoute une dimension affective aux considérations militaires : le retour au pays d’adoption de son unité : « J’ai voulu, dit-il, que mon premier exercice en tant que chef de corps se déroule au cœur du Béarn ».

Il n’y passe pas inaperçu…

BÉARN 2013

Inspection aujourd’hui

L’humour avait échappé à plus d’un Béarnais, qui n’avait pas apprécié que les manœuvres préparatoires à la projection du 5e RHC en Afghanistan aient été dénommées « Béarnistan », en 2011.

Rien de tel, cette fois. L’exercice que vient contrôler aujourd’hui le général Michel Grintchenko, commandant de la division aéromobilité de la force terrestre, est sobrement baptisé «Béarn 2013». Et c’est «tant mieux »



Béarn : 700 militaires en manoeuvre toute la semaine


 

Les hélicos du 5e RHC seront en manoeuvre jusqu'à vendredi, notamment sur la région de Navarrenx. 

 

Ils ne passeront pas inaperçus. Depuis hier 23 septembre 2013 et jusqu'à vendredi 24/9/2013 , dans la région de Navarrenx principalement (1), 700 militaires issus de cinq régiments plus 30 hélicoptères et une centaine de véhicules participent à l'opération "Béarn 2013". Cet exercice, dont l'ampleur en terme de moyens aéromobiles déployés dans la région est inégalée depuis 7 ans, vise à préparer le départ au Mali, début octobre, d'environ 120 personnes du 5e RHC.

Rappelons que le régiment béarnais et ses hélicoptères Tigre notamment sont engagés en première ligne sur ce front, depuis janvier, lors du déclenchement de l'opération Serval. Il s'agira, cette fois, "d'une auto-relève" pendant 3 mois du dispositif qui est déjà en place.

Un scénario de type malien

Hier matin, au quartier de Rose, lors du briefing organisé pour une cinquantaine de chefs de patrouilles et d'unités, le lieutenant-colonel Barbier s'est appliqué à rappeler dans quel cadre géographique a lieu cette manoeuvre.

"La sécurité prime, il faut rester humbles (…) Nous allons survoler des zones habitées. On ne longe pas non plus l'autoroute en vol et il y a aussi des trajectoires de sécurité à respecter par rapport aux lignes à haute tension", a notamment indiqué cet officier en charge de la sécurité des vols.

Les populations locales doivent savoir que, jusqu'à vendredi inclus, "Béarn 2013" se déroulera de nuit comme de jour. En provenance de Pau bien sûr, mais aussi des corps stationnés à Carcassonne, Tarbes, Montauban ou encore Dax, les militaires vont évoluer "à partir d'un scénario réaliste".

Celui-ci fait immanquablement penser au scénario malien puisqu'il s'agira, en Béarn, de rétablir la souveraineté d'un État à l'existence fictive. Le bon déroulement des opérations sera contrôlé, jeudi, par le général Grintchenko qui, basé à Lille, commande la division aéromobile des forces terrestres.

Les moyens mobilisés pour l'occasion sont, on l'a dit, très importants. À Audaux, les plus curieux pourront ainsi voir surgir de terre une véritable tour mobile chargée de gérer tout le contrôle aérien !

(1) Sont plus particulièrement concernées les communes de Audaux, Montfort, Laàs et Castetbon, mais la zone de manoeuvres s'étendra aussi en Hautes-Pyrénées et Landes.

 

5e RHC de Pau : 700 militaires déployés dans le cadre de l'opération "Béarn 2013"

Le 5e Régiment d'hélicoptères de combat de Pau organise depuis ce lundi un exercice de grande ampleur dans la région de Navarrenx. Environ 700 militaires sont déployés. 

 

Une opération similaire, baptisée Béarnistan, avait eu lieu à Sunhar.

 

Commencé ce lundi 23 septembre 2013, "Béarn 2013" rassemble près d'une trentaine d'aéronefs dans la région de Navarrenx, plus particulièrement sur les communes d'Audaux, Montfort, Castebon et Laas. La zone de manoeuvre s'étendra jusqu'aux portes de Bayonne et Mont-de-Marsan.  L'exercice, organisé par le 5e Régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau jusqu'à vendredi 24/9/2013, valide la préparation opérationnelle du régiment avant sa projection au Mali, prévue pour début octobre. Au total, ce ne sont pas moins de 700 militaires qui sont déployés dans le secteur. 

En novembre 2011, une opération similaire, baptisée "Béarnistan", avait été organisée avant l'envoi d'une centaine d'hommes en Afghanistan.

 

Armée : le centre médical de Pau dévoilé

Le Centre médical de Pau-Bayonne-Tarbes s’est illustré en « opex », en Afghanistan .

  

Le colonel Charles Catanese, médecin chef de la base de défense, dans les locaux de l’ETAP, occupés par le Centre médical des armées de Pau-Bayonne-Pau. 

 

La valeur… militaire n’attend pas le nombre des années. À preuve, le Centre médical (CMA) des armées de Pau-Bayonne-Tarbes qui, après seulement deux ans d’existence, vient de recevoir la croix dela Valeurmilitaire (lire « Sud Ouest » du 11 septembre). Avant lui, un seul CMA, parmi les 55 qui piquettent la carte de France militaire, s’était vu honoré de cette décoration.

L’unité placée sous le commandement du médecin en chef Charles Catanese, qui a le grade de colonel, doit cette distinction à ses nombreux engagements dans des opérations extérieures. En particulier en Afghanistan, où l’un de ses médecins de l’antenne de Bayonne a été gravement blessé dans un accrochage, le 6 février 2012.

Car il ne se passe pas de mois sans que des éléments du CMA de Pau, dont la portion centrale est basée aux lisières du camp Astra de l’École des troupes aéroportées de Pau (Etap), soient engagés sur de lointains théâtres d’opérations.

Le Mali entre autres

Le planning des semaines à venir est particulièrement chargé. En octobre, un médecin partira au Mali pour embarquer en équipe héliportée pour des évacuations sanitaires. S’envolera pour le même pays, une équipe comprenant un médecin, un infirmier et deux auxiliaires sanitaires. Outre un secrétaire médical et un auxiliaire affectés à un poste de secours. Là-bas, ils rejoindront un médecin en mission de « régulation de théâtre » - l’armée a son jargon -, c’est-à-dire de répartition et de prise en charge des blessés.

Mais ce même mois d’octobre, l’unité médicale paloise sera aussi représentée en Côte d’Ivoire (deux auxiliaires) et au Kosovo (trois auxiliaires). Le Tchad, le Gabon,la Centre Afrique,la Guyaneetla Nouvelle-Calédoniesont les autres destinations qu’ont prises cette année les toubibs militaires et autres personnels médicaux des pays de l’Adour.

Bref, les missions à l’étranger et en outre-mer n’ont pas manqué depuis que la médecine militaire s’est restructurée, en 2011. Car la constitution des bases de défense, censée rationaliser les moyens dela Défensenationale, a logiquement fait réorganiser les moyens médicaux.

Jusqu’alors, de même qu’elle avait sa propre logistique, chaque unité de combat ou de soutien avait son propre service de santé. Il n’en va plus ainsi.

Localement, le CMA Pau-Bayonne-Tarbes, qui intègre aussi l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) de Dax, constitue le centre le plus important du Sud Ouest, en termes d’effectif, si ce n’est en termes de combattants soutenus, avec 113 personnels militaires (outre 6 civils relevant de la défense nationale), parmi lesquels 23 médecins, 27 infirmiers et 56 militaires du rang, auxiliaires sanitaires. Sans oublier le psychologue.

Médecin et militaire

Le médecin militaire est-il avant tout médecin ou d’abord militaire ? « C’est un tout, dit Charles Catanese. On ne peut pas dissocier l’un de l’autre. Notre rôle, sur un théâtre d’opérations, c’est surtout de prendre en charge nos blessés. Néanmoins, l’infirmier, l’auxiliaire sanitaire, le médecin est tenu d’avoir une formation de combattant pour se protéger et, le cas échéant, défendre les camarades qui peuvent être en difficulté ».

Or dans la tradition militaire française, ajoute le médecin colonel, le soutien médical est au plus près du combattant. Alors que certaines nations font davantage du « ramassage », préférant soigner leurs blessés en arrière de la ligne de feu.

À l’époque où Charles Catanese a obtenu son diplôme, un médecin militaire devait dix ans de service à l’armée. Selon son rang de sortie, l’impétrant peut choisir la voie de la spécialisation.

Sept antennes médicales

Mais indépendamment de cela, au terme d’un cursus strictement identique à celui du médecin civil, le praticien sous l’uniforme suit une formation spécifique de trois mois, théorique et pratique.

Elle fait de lui, tel le colonel Catanese, un médecin aéronautique, qui connaîtra les contraintes du pilote et les affections inhérentes à son emploi (otite barotraumatique, notamment) ou bien les spécificités propres au parachutiste, au plongeur, etc.

Le CMA de Pau-Bayonne-Tarbes déploie sept antennes médicales : au camp Astra, donc, où se trouve un service des urgences ; au 5e RHC (Régiment d’hélicoptères de combat), à Uzein ; au 1er RPIMa (Régiment de parachutistes d’infanterie de marine) de Bayonne ; à la Base navale de l’Adour, à Anglet ; au 35e RAP (Régiment d’artillerie parachutiste) et au 1er RHP (Régiment de hussards parachutistes), outre une antenne « gendarmerie », à Tarbes et à l’EALAT de Dax.

Le médecin des armées reçoit quotidiennement en consultation, le matin, sachant que tout militaire a le choix de son praticien, civil ou militaire. Une large partie de son temps est aussi occupée par les visites médicales préventives : elles reviennent tous les six mois pour un pilote d’hélicoptère ; tous les ans pour les hommes des troupes aéroportées ; tous les deux ans pour l’ensemble des personnels.

Lampaul-Ploudalmézeau.

Le maire Patrice Cottebrune est décédé

Nécrologie samedi 21 septembre 2013
 
 
 

 

Patrice Cottebrune, le maire de Lampaul-Ploudalmézeau, est décédé, samedi après-midi, à l’âge de 63 ans.

 

Élu aux municipales de 2008, c’était le premier mandat de Patrice Cottebrune, qui avait dû, en raison de sa maladie, prendre du recul sur ses activités de maire depuis sept mois.

Ancien colonel de l’armée de terre, il résidait depuis une trentaine d’années à Lampaul, où sa maison de vacances était devenue sa résidence principale lorsqu’il avait quitté l’armée.

Patrice Cottebrune avait lancé trois projets majeurs pour la commune : la rénovation et l’agrandissement de la mairie, les travaux d’assainissement collectif et l’aménagement de la route de la plage.

Nb: pour ceux qui l'ont connu Patrice Cottebrune a été chef de corps du 5°RHC de 1995 à 1997

 

  

Lons : Jean-René Bellocq, adjoint au maire, s'est tué sur la route


Le corps de Jean-René Bellocq, adjoint aux finances du maire de Lons, a été retrouvé ce jeudi matin près de sa voiture dans un ravin situé sur la commune d'Arbéost sur la route entre le col du Soulor et Ferrières dans les Hautes-Pyrénées.

 

Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances de sa mort.

 Agé de 59 ans, marié et père de deux enfants, Jean-René Bellocq était le successeur désigné de James Chambaud à la mairie de Lons pour les prochaines municipales.

Plusieurs élus béarnais ont tenu à lui rendre hommage. "Au nom du conseil communautaire, je veux exprimer à sa famille et à ses proches nos sincères condoléances, écrit Martine Lignières-Cassou dans un communiqué. Nous sommes tous sous le choc de cette disparition. Jean-René était pleinement investi pour l'intérêt général de notre agglomération et de sa commune. Nous avons beaucoup apprécié de travailler à ses côtés durant toutes ces années.Nous garderons en mémoire son sourire, sa gentillesse et son engagement pour notre territoire"

Notre association est très émue à l’annonce de cette triste nouvelle.

Jean-René Bellocq avait donné de son temps pour venir à notre rencontre et encore récemment à l’occasion de notre assemblée générale en juin dernier.

Au nom de tous nos adhérents et en mon nom personnel, j’adresse à sa famille, à monsieur James Chambaud maire de Lons, ainsi qu’aux élus et employés de la mairie de la commune mes condoléances les plus sincères.

Claude Maitrot

Président de l’AAALAT

INFO DEFENSE




 

Navarrenx : militaires en exercice à partir du 23 septembre

 

 

 Une vingtaine d'hélicoptères participeront à cette opération.

 

Un exercice militaire d'envergure aura lieu à partir du 23 septembre, indique le 5e régiment d'hélicoptères de combat. Cet exercice, baptisé Béarn, aura lieu toute la semaine, jusqu'au vendredi 27, dans la région de Navarrenx et Audaux, mais également Pau, Dax et Mont-de-Marsan. Il est prévu que cette opération, mettant en présence une vingtaine d'hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT) ainsi que des avions de chasse, se déroule "de jour et de nuit".

La participation de 800 hommes, issus de divers régiments, est annoncée. Ils seront déployés à partir d'un poste de commandement installé à Audaux sous la direction du général de brigade Grintchenko, chef de la division aéromobile du commandement des forces terrestres. L'exercice Béarn vise à préparer la relève qui s'effectuera prochainement au Mali où le 5e RHC, notamment, est toujours engagé dans le cadre de l'opération Serval. "C'est pour nous un moment important de notre préparation avant la projection", indique le colonel Richou, chef de corps du 5e RHC, qui assurera la direction opérationnelle.

Le dernier exercice d'une telle ampleur avait eu lieu il y a un an, jour pour jour, quand "l'opération Colibri" mobilisait 1300 militaires français et allemands dans un triangle Pau-Tarbes-Oloron.

 

 

Il avait aveuglé un pilote d’hélico

 

 

 En août, un maçon avait pointé son laser contre un appareil qui volait de nuit.

 La loi punit la détention de certains appareils laser non autorisés.

 

Depuis plusieurs années, les pilotes d’aéronefs volant à basse altitude sont confrontés à un phénomène relativement nouveau. Des petits malins utilisent des pointeurs laser afin de les aveugler. Au-dessus de Pau, où les vols nocturnes du 5e Régiment d’hélicoptères de combat, mais aussi ceux du 4e Régiment des forces spéciales, sont fréquents, cette pratique a déjà été constatée du côté d’Uzein, ou d’ailleurs.

Mais ce qui est plus rare, c’est que les plaisantins se fassent attraper. C’est pourtant ce qui est arrivé à un maçon d’une quarantaine d’années, habitant à Gan. Lundi, il a eu la surprise de voir débarquer des militaires de la gendarmerie aérienne basés à Mont-de-Marsan. Ils l’ont entendu dans le cadre d’une tentative d’aveuglement survenue le 21 août.

Il est 23 heures ce soir-là lorsqu’un hélicoptère gazelle appartenant au 4e Régiment des forces spéciales survole l’agglomération de Pau. Soudain, un faisceau laser touche en plein dans les yeux l’élève pilote qui est aveuglé. Aussitôt, le commandant de bord, parvient à reprendre les commandes et à stabiliser l’appareil. Surtout, il réussit à localiser la provenance du faisceau et à relever les coordonnées GPS.

Certains lasers interdits

Des coordonnées transmises à la gendarmerie aérienne, qui a donc mené l’enquête, et pu saisir le pointeur laser au domicile du maçon. Lequel a donné, pour toute explication, qu’il voulait essayer son appareil.

Reste que ce genre de matériel, qui peut servir dans les réunions, par exemple, existe en diverses classes. Quelques-uns se révèlent très puissants et peuvent afficher une portée de plusieurs kilomètres. Classés en catégories, certains sont interdits. En 2012, le phénomène des aveuglements de pilotes aux abords d’aéroport, mais aussi dans les stades n’a pas échappé au législateur qui a prévu de condamner à 7 500 euros d’amende et à six mois de prison les détenteurs d’appareils laser non autorisés. Le dossier du maçon gantois a été transmis au parquet de Pau, qui décidera des éventuelles poursuites.

 

A Pau le ministre de la Défense salue l'armée de terre et les forces paloises

 

 

 Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a rendu un puissant hommage à l'armée de terre, lors de la clôture de la 11e Université de la Défense.

 

C'est à l'heure de Damas que s'est terminée l'Université de la Défense. Arrivé par une porte dérobée du Palais Beaumont très sécurisé hier matin, le ministre dela Défense, Jean-Yves Le Drian, qui n'a pas manqué de claquer une bise aux parlementaires béarnaises Martine Lignières-Cassou et Nathalie Chabanne, est immédiatement entré dans le vif du sujet.

Dans un auditorium plein comme un oeuf, et devant des personnalités de tout premier plan, il a d'emblée abordé le brûlant dossier syrien. Notamment pour se féliciter que "la pression internationale" sur le régime syrien "ait marché". Mais, au plan régional, on retiendra également la dernière partie de l'intervention de Jean-Yves Le Drian, longue d'une quarantaine de minutes.

"Composante essentielle"

Soulignant "la réussite de l'opération Serval", menée depuis le début de l'année au Mali, le ministre a en effet rendu un hommage appuyé à "l'armée de terre, acteur de tout premier plan" et a loué également "la réactivité des forces spéciales".

Cette mention prend, bien sûr, un relief tout particulier ici, en Béarn, où sont stationnés le 5e régiment d'hélicoptères de combat et le 4e RHFS (forces spéciales) particulièrement actifs sur ce théâtre d'opérations.

Ce déplacement d'un membre du gouvernement à Pau - "terre d'élection pour tous les parachutistes" n'a pas manqué de souligner Jean-Yves Le Drian - consacre donc "l'excellence" de l'armée de terre, sur laquelle reposait l'organisation technique de cette 11e Université. Entité forte de 66 000 hommes, au plan national, elle est "l'une des composantes essentielles de notre défense". Cet état de fait n'a pas été oublié lors de l'élaboration de la future loi de programmation militaire sur laquelle va bientôt se pencher le parlement.

N'ayant pas perdu une miette du discours de Marwan Lahoud, président du groupe EADS France, le ministre a par ailleurs rassuré son auditoire en insistant sur le poids économique des activités industrielles liées au monde de la défense. "Il s'agit de l'un des moteurs les plus performants de notre économie nationale", a-t-on pu entendre hier. Les représentants des PME locales et autres sous-traitants du secteur aéronautique-spatial-défense, présents dans la salle, ont pris bonne note.

==> Forces de l'ordre imposantes

Difficile de ne pas voir l'imposant dispositif de sécurité déployé dans un large périmètre tout autour du Palais Beaumont où se sont tenus les travaux de l'Université dela Défense. Une compagnie et demi de CRS, soit plus d'une centaine d'hommes, aurait été mobilisée pour l'occasion. "Nous avons essayé de prendre en compte des risques de troubles, mais sans pour autant mettre la ville en état de siège", indique-t-on du côté de la préfecture. Aucun incident notable n'a été recensé.

 

Défense: le ministre à Pau en clôture de l'Université

 

 

 Au sol comme dans les airs, de très nombreux engins ont simulé différents types d'interventions. 

 

"Il était important de montrer ce qu'on sait faire sur ce territoire". Membre de la commission Défense à l'Assemblée, et animatrice d'un débat "Emploi et défense", hier après-midi au palais Beaumont, la députée béarnaise Nathalie Chabanne ne cachait pas sa satisfaction après la première journée de l'université dela Défense, à Pau.

Ce sommet de haut niveau, qui réunit un imposant panel de parlementaires et de dirigeants des mondes industriel et militaire, s'achève ce midi. A quelques jours du vote sur la loi de programmation militaire, qui intéresse notre région au premier chef, l'allocution de Jean-Yves le Drian est particulièrement attendue.

Après l'intervention de Marwan Lahoud, président du groupe EADS, il reviendra au ministre de clôturer des travaux marqués également par l'actualité syrienne.

"Mais cette université étant aussi un lieu d'échanges", précise Patricia Adam, présidente de la commission parlementaire, "nous sommes revenus sur l'opération Serval, menée au Mali, et on en a profité pour évoquer l'Europe de la défense".

En matinée, tout ce beau monde, dont la sécurité a été assurée par une compagnie complète de CRS, avait eu droit à une impressionnante séance de travaux pratiques. Une "démonstration dynamique" était proposée sur la zone de saut Wright, près du 5e RHC, à Uzein. En dépit de la présence de nappes de brouillards qui ont perturbé certaines opérations aériennes, les élus, appelés à se pencher bientôt sur les crédits alloués à la défense, ont pu avoir une perception assez large des différentes compétences de nos armées. Au sol comme dans les airs, de très nombreux engins et hélicoptères, issus de la plupart des régiments de l'armée de terre, ont simulé différents types d'interventions. Largages, récupérations de personnels, intervention sur une cible, préparation de piste... Le spectre était très large et la démonstration plutôt convaincante. L'ambitieux programme "Scorpions", appelé à moderniser l'équipement des unités de combat au sol, a aussi été présenté. Un collectif d'opposants à la tenue de ce sommet a par ailleurs défilé hier soir à Pau.

 

Pau : Les militaires planchent sur l’avenir


L’Université d’été dela Défense a ouvert hier à Beaumont, sous haute surveillance policière.

Chaque rentrée, depuis dix ans, l’Université d’été de la Défense rassemble dans une ville différente des parlementaires, des industriels, des militaires français et étrangers pour évoquer quelques sujets d’actualité.

Cette année, c’est Pau qui accueille depuis hier et jusqu’à ce soir ces responsables de la Défense pour parler notamment du Mali, de la Loi de programmation militaire, de l’Europe et de la Syrie, même si ce dernier dossier ne figure pas officiellement au programme.

Le ministre attendu ce matin

Aujourd’hui, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense devrait s’exprimer en fin de matinée devant les participants à ces journées organisées par les commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat. Cette dernière est présidée par Jean-Louis Carrère, sénateur des Landes. La députée de la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Nathalie Chabane, en est la vice-présidente.

Sans le ministre, dès hier, on pouvait noter un fort déploiement policier aux abords du palais Beaumont, où, pour entrer, il faut montrer patte blanche. Les manifestants de Solidaires contre une université de la Défense (SCUD), ce collectif composé de militants et personnalités pacifistes s’en sont rendus compte. Dans l’après-midi, ce sont les membres de Libertat qui, à peine après avoir peint la fontaine de la place Clemenceau « couleur sang » ont été délogés. À 18 heures, la quinzaine de manifestants ayant répondu à l’appel du syndicat anarchiste CNT a également eu droit à un déploiement : un peloton de CRS venus de Toulon, épaulés par des policiers et huit hommes et femmes de la Brigade anticriminalité (BAC) les attendaient. Aucun débordement n’a été constaté.

 

 

Les archives militaires s’aligneront sur 120 km!

Un projet en cours à L’École des troupes aéroportées de Pau doit augmenter la capacité de stockage de 20 km linéaires supplémentaires, à l’horizon 2016.

 

 

 

Indépendamment de leur numérisation, qui suit son cours, les archives de l’armée françaises, physiquement stockées au Centre des archives du personnel militaire (CAPM), l’ex-Becaam, à la caserne Bernadotte et dans un bâtiment annexe de l’École des troupes aéroportées (Etap) de Pau (1) se doivent aussi d’être conservées dans leur état « papier ».

S’agissant des archives individuelles, qui consignent les états de services de 25 millions de Français, et plus de 5 millions de dossiers d’étrangers ayant servi sous commandement français, elles sont gardées jusqu’à ce que ceux qu’elles concernent atteignent l’âge canonique de 90 ans…

PATRIMOINE

Visites guidées et expo, samedi

Dans le cadre des Journées du patrimoine, qui ont pour thème cette année « 100 ans de protection » une visite guidée d’une heure sera proposée à la caserne Bernadotte, samedi, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 à 17 heures. On pourra voir également une petite exposition sur le 18e RI, le régiment historique de Pau.

Projet d’extension

Si le contrôleur général des armées, Jean-Paul Bodin, n’avait pas été convaincu de l’utilité d’augmenter les capacités de stockage, la vue d’alignements de cartons fraîchement entreposés sous chapiteau, dans l’enceinte du quartier Bernadotte, l’aura fait changer d’avis…

En fait, Jean-Paul Bodin, l’un des plus hauts personnages dela Défensenationale, présent à Pau à la faveur de l’Université d’été dela Défensequi se tient jusqu’à ce soir au palais Beaumont (lire en page 17), n’ignore rien des besoins du service qui aligne100 kmlinéaires d’archives à Bernadotte !

Le projet d’un bâtiment modulaire visant à ajouter20 kmlinéaires est en cours d’étude. Le bâtiment doit être construit sur le site de l’Etap. Il répondra à des normes très précises de température (17-18 C°) et d’hygrométrie. Le lancement des travaux est prévu pour 2014, leur achèvement en 2016.

La visite du contrôleur général est aussi passée par l’atelier de restauration et de reliure, qui emploie cinq personnes sur un effectif total de 270 membres du personnel. Tous des civils, à l’exception du directeur, le lieutenant-colonel Patrick Rongier.

(1) Sauf celles dela Légion étrangère, conservées à Aubagne (13).

Pau accueille l'Université Européenne de la Défense

 

La plus grosse base européenne d'hélicoptères de combat est basée à Pau. Ils sont souvent mobilisés, comme ici en Afghanistan. 

 

 

Pau est, jusqu'à demain, promu au rang de capitale européenne dela Défense. Lesprojecteurs se braquent sur la ville royale qui, en servant de cadre à la 11e Université dela Défenseorganisée par les commissions de l'Assemblée et du Sénat, abrite pour quelques heures un important contingent de personnalités politiques, économiques et militaires.

Bastion historique de nos armées, la préfecture béarnaise n'a pas été choisie au hasard pour accueillir ce sommet de très haut niveau, unique en son genre sur le continent. Chef depuis juillet du 5e régiment d'hélicoptères de combat, le colonel Stéphane Richou rappelle que "Pau est devenue la plus grosse base européenne d'hélicoptères avec - ce n'est pas rien - 90 appareils". "C'est en tout cas", assure-t-il "une chance et un motif de fierté d'accueillir un tel événement dans une ville importante aussi aux yeux des paras, des forces spéciales et de l'armée de terre. On peut parler de symbole".

"Fil rouge" de l'Université, l'opération Serval (Mali) et l'actualité syrienne vont forcément nourrir les discussions entre responsables de haut niveau qui sont là "pour appréhender des problématiques essentielles". En d'autres termes, il s'agit, notamment, "de réfléchir à l'avenir de l'Europe dela Défense" souffle le général Liot de Nortbecourt.

Pour autant, aucune annonce de portée internationale ne sera faite depuis le palais Beaumont. "Sous une apparence décontractée, l'exercice se révèle en fait guindé et très formel. Il n'en sort pas grand-chose", regrette le journaliste Jean Guisnel.

Qui y participe ? Une centaine d'invités, qu'il s'agisse de parlementaires, ministre, secrétaires d'Etat, chefs d'état-major où représentants du "lobby" économico-industriel qui sponsorise ce sommet. "C'est la plus importante réunion annuelle avec des élus à la fois de l'Assemblée et du Sénat. Aucune autre commission parlementaire ne peut se prévaloir d'un tel niveau", souligne le directeur général de l'Université, Eric Schmidt. Pour divers observateurs, une telle concentration de VIP nuit toutefois un peu à cet événement qui s'apparente de plus en plus "à une grande messe".

 

 

Archives militaires: cinq millions investis en Béarn

 

La caserne Bernadotte de Pau accueille le Centre national des archives du personnel militaire à Pau. 

 

Le Centre national des archives du personnel militaire, unique en son genre, est désormais trop à l'étroit à l'intérieur des murs de la caserne Bernadotte, place Verdun. En visite ce lundi à Pau, Jean-Paul Bodin, secrétaire général du ministère dela Défense, va donc annoncer la prochaine réalisation d'un nouvel investissement destiné à accroître la capacité d'archivage.

Selon nos informations, il s'agira d'un bâtiment modulaire positionné sur le site de l'école des troupes aéroportées (Etap) et composé de 18 cellules de200 m2chacune. Elles permettront le stockage de20 kilomètreslinéaires supplémentaires. Coût de l'opération : un peu plus de cinq millions d'euros pour un chantier dont la date de livraison annoncée est novembre 2016.

Pour mémoire, le centre d'archivage, basé à Pau depuis plus de 50 ans, et désormais rattaché au service historique dela Défense, est l'unique établissement de conservation des dossiers individuels des personnels militaires (hors marine). La caserne Bernadotte abrite...80 kmlinéaires de dossiers, dont quelques pièces rares. Chaque année, ce centre fournit près de 120 000 états de service, délivre plus de 7 000 cartes de combattant et examine 7500 propositions de décorations.

Le méchoui des anciens combattants fait le plein

 

 

 

Ce vendredi 6 septembre 2013, c'était aussi la rentrée pour les anciens combattants de l'UNC canton de Lescar cette semaine, mais pour eux pas de cartable, juste le plaisir de se retrouver pour le traditionnel méchoui de la plaine du Liana. Le temps était plus qu'incertain et les 89 participants (dont une forte proportion d'anciens de l'ALAT) se sont prudemment repliés dans la salle d'Ossau pour déguster le fameux repas. En présence de Christian Laine, le maire, il faut noter une augmentation significative d'adhérents cette année puisqu'ils n'étaient qu'environ 70 en 2012. Suivront bientôt la soirée châtaignes-bourret en octobre, la cérémonie du 11 novembre et l'assemblée générale début 2014.

 

 

La Défense prépare sa rentrée à Pau

L’Université d’été de la Défense aura lieu lundi et mardi dans la cité paloise.

 

 

Des démonstrations auront lieu sur le site du 5e Régiment d’hélicoptères de combat.

 

Dix ans après son lancement, l’Université d’été dela Défenserevient en Aquitaine après avoir effectué un petit tour de France. Inaugurée en 2003 à Arcachon, elle se déroulera lundi et mardi à Pau.

Cette rencontre est organisée à l’initiative des deux présidents des Commissions de la défense de l’Assemblée nationale. Elle rassemble tous les ans, à la fin de l’été, plusieurs centaines d’élus, de fonctionnaires et d’industriels du monde dela Défense.

Les nouveaux enjeux

À Pau, ce sont environ 400 personnes qui sont attendues pour une série de débats, de visites et de rencontres informelles alors que les questions militaires occupent le devant de la scène. Sur le plan intérieur, le nouveau Livre blanc, le budget dela Défenseet l’annonce d’une nouvelle réforme des armées ont suscité de nombreuses interrogations avant l’été et le débat à venir sur la loi de programmation militaire va être l’un des temps forts de cet automne.

En ce qui concerne les sujets internationaux, l’opération Serval au Mali et les discussions liées à une intervention en Syrie sont présentes dans tous les esprits.

En lien avec l’ensemble de cette actualité, les responsables de l’Université d’été ont voulu que les points essentiels du secteur soient abordés « sous l’angle des nouveaux enjeux économiques et géostratégiques dans un contexte associant la réponse aux urgences opérationnelles et la préparation des outils de défense de demain ». Quatre débats sont ainsi prévus lundi. Ils auront pour thème l’opération Serval, la loi de programmation militaire, la cyberdéfense et les ressources humaines en temps de crise.

Mardi, après un petit-déjeuner consacré à la coopération européenne, la séance plénière reviendra sur l’ensemble de ces questions en s’interrogeant sur les conséquences que des ressources comptées peuvent avoir sur la stratégie. Le ministre dela Défense, Jean-Yves Le Drian, devrait prononcer l’allocution de clôture.

À l’occasion de ces journées, l’armée de terre organisera une démonstration dynamique sur le site du 5e Régiment d’hélicoptères de combat (RHC). Elle reproduira, en particulier, différentes phases des opérations récentes conduites sur des théâtres extérieurs.

Plusieurs visites sont également programmées, notamment au complexe de tir adapté où s’entraînent les forces spéciales et à l’école des troupes aéroportées.

 

Un colonel Palois de l'OTAN décède en Virginie

 

 

D'origine béarnaise, un ancien chef de l'Etap, le colonel Antoine Connac, dont une partie de la famille réside toujours à Pau, est décédé fin août, à Norfolk (Virginie, USA). On a appris seulement hier qu'une cérémonie religieuse avait eu lieu la veille à Pau, après que les honneurs militaires aient été rendus, à la crypte du musée des parachutistes de l'Etap, à cet officier supérieur mort à 51 ans d'un arrêt cardiaque.

Le décès, qui remonte en fait au 23 août dernier, a été constaté à son domicile de Norfolk où, depuis un an, le colonel Connac travaillait au sein de l'état-major de l'OTAN. Il était l'assistant militaire du général français Jean-Paul Paloméros, actuel "commandant suprême allié" au sein de l'organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), lequel figure parmi les personnalités invitées à participer à la 11e Université de la défense qui se tiendra lundi et mardi prochains à Pau.

Présenté par d'anciens collaborateurs comme "un professionnel attachant et un gros travailleur", le colonel Connac est connu en Béarn pour avoir, de 2006 à 2008, exercé la fonction de chef de corps à l'école des troupes aéroportées (ETAP), véritable maison-mère de tout parachutiste français.

Ayant choisi la cavalerie au terme de sa formation, le défunt avait longuement été rattaché à d'autres corps armés stationnés dans sa région d'origine. Il a notamment servi plusieurs années au sein des Hussards parachutistes de Tarbes. Sa carrière l'avait ensuite conduit pendant 2 ans au Kosovo, en qualité d'attaché militaire, puis à Norfolk.

 

 

250 Hommes du 5°RHC de Pau pour la relève au Mali

 

 

Très tôt sollicité au Mali, dans le cadre de l'opération Serval toujours en cours depuis le début de l'année, le 5e RHC reste présent sur ce théâtre africain. C'est notamment via le régiment béarnais d'hélicoptères de combat qu'est assurée la présence efficace des appareils Tigre.

Ils sont encore au nombre de trois sur place (un chiffre appelé à décroître). Le personnel va être relevé par d'autres militaires en provenance du quartier de Rose. Mais, surtout, 250 personnels du 5e RHC vont être appelés au Mali pour un nouveau mandat de trois mois, à compter de la mi-octobre. "Il s'agit en fait de relever le 3e RHC d'Etain dans le cadre d'un mandat d'adaptation aux effectifs", explique le colonel Richou, nouveau chef de corps. Le volume des forces françaises engagées va désormais s'abaisser, conformément aux engagements. Il en ira de même pour la flotte d'hélicoptères.

Par ailleurs, et toujours selon le colonel Richou, le "régiment de Béarn" n'est, à ce jour, "pas particulièrement mis en alerte" en prévision d'une éventuelle opération en Syrie pour laquelle le pouvoir politique n'a pas encore donné son feu vert. "Mais notre régiment est de toute façon en alerte permanente et, au Mali, tout le monde est parti dans un claquement de doigts", rappelle celui qui a succédé au colonel Frédéric Goût, début juillet.

Baisse de régime chez Turbomeca

Le motoriste béarnais réduit de quelque 20 % ses objectifs de production 2014, et revoit les embauches à la baisse.

   

Seuls 120 nouveaux salariés, au lieu des 200 initialement envisagés, pourraient rejoindre l’entreprise l’an prochain.

 

Turbomeca fait face à une baisse de régime. Le numéro un mondial des moteurs d’hélicoptères, qui a son siège à Bordes, ne devrait produire l’an prochain qu’un millier de moteurs environ, au lieu des 1 200 prévus initialement. Et, dès l’automne, sa cadence de fabrication sera légèrement réduite. Pour autant, selon la société, le recours au chômage partiel n’est pas envisagé. Mais les embauches feront l’objet d’un tour de vis. Globalement à la hausse sur une longue période, le marché de l’hélicoptère et de ses moteurs connaît des fluctuations. Après une période très difficile à la fin des années 90, il avait ensuite connu une décennie très faste, avant de piquer du nez en 2010, puis de se ressaisir. Et il semble donc qu’aujourd’hui, Turbomeca soit en proie à un nouveau trou d’air.

Le pied sur le frein

Plusieurs éléments se conjuguent pour expliquer ce ralentissement. D’une part, le numéro un mondial Eurocopter (EADS), dont une bonne partie des appareils sont équipés de turbines béarnaises, connaît un relatif et sans doute provisoire passage à vide. D’autre part, des programmes russes et chinois, pour lesquels Turbomeca devait fournir des moteurs, sont confrontés à des retards.

En apparence au moins, l’entreprise, qui emploie 6 100 personnes, dont 2 600 à Bordes et 1 500 à Tarnos (Landes), ne prend pas les choses au tragique. Sauf imprévu, elle ne devrait pas recourir au chômage partiel, comme cela avait été le cas en 2010. Mais, du côté des recrutements, elle va mettre le pied sur le frein. Si un plan d’embauches assez massif paraît devoir être maintenu dans la recherche-développement, il n’en sera pas de même pour la production. Dans ces conditions, quelque 120 nouveaux salariés seulement pourraient rejoindre l’entreprise l’an prochain, au lieu des 200 initialement envisagés. Et, par ailleurs, compte tenu du rôle de locomotive que joue la firme dans le bassin aéronautique régional, on ne saurait exclure que son ralentissement ait quelques incidences.

 


Pic du Midi d'Ossau : deux alpinistes sourds et muets secourus en pleine nuit

Les deux alpinistes ont pu donner l'alerte à un service spécialisé de secours espagnol de SOS Navarre, qui a aussitôt averti les pompiers français, vers 0h30, ce dimanche

Le pic du Midi d'Ossau, réputé des randonneurs


 

ll était près de 0h30, ce dimanche, lorsque le centre de traitement des alertes des sapeurs pompiers des Pyrénées-Atlantiques a été contacté par SOS Navarre, son homologue espagnol : via un numéro spécial, le service de secours ibérique venait d'être contacté pardeux alpinistes espagnols sourds et muets en difficulté. Les deux hommes de 62 et 47 ans étaient bloqués sur le petit pic du Midi d'Ossau, sur la commune de Laruns.

Les deux hommes se sont retrouvés coincés en altitude à cause d'une corde qui s'est bloquée dans la roche. Après avoir passé plusieurs heures à tenter de la dégager, et n'étant pas équipés pour passer la nuit en altitude, ils ont fini par alerter les secours, en envoyant des messages à un numéro spécial de SOS Navarre.

Le relais a été passé aux pompiers des Pyrénées-Atlantiques qui ont réussi à localiser les victimes en échangeant des SMS avec elles, ce qui leur a permis de connaître leurs coordonnées GPS. Bénéficiant d'une bonne fenêtre météo et étant équipé d'un système de vision nocturne, l'hélicoptère de la sécurité civile Dragon 64 a pu décoller d'Uzein avec deux pompiers à son bord. Rapidement arrivés sur zone, les secouristes ont trouvé sans difficulté les deux alpinistes qui ont été hélitreuillés et ramenés au col du Pourtalet, indemnes. 

Pourla France, le numéro d'urgence au service des personnes ayant des difficultés à parler ou à entendre est le 114. Gratuit et accessible 24h/24 et 7j/7, il permet d'alerter par SMS depuis un téléphone portable ou par fax depuis un fixe les services de secours. Dès que les informations relatives au traitement de l’urgence sont recueillies (localisation, contexte, identité de la personne, etc.), le 114 établit le lien direct avec le service d’urgence local.

L'été les Hélicos font leur chassé-croisé

 

Les routes n’ont pas l’apanage du chassé-croisé estival. Dans le ciel aussi, ça se bouscule pour les secours en montagne. L’hélicoptère de la sécurité civile Dragon 64, d’ordinaire basé à Pau-Uzein et dévolu aux missions sur le massif béarnais et souletin, quitte notre département, une semaine sur deux, de mi-juin à mi-septembre, pour se poser à Gavarnie et assurer les secours chez nos voisins haut-pyrénéens. Pendant ce temps, les Pyrénées-Atlantiques sont couverts par Choucas 65, un appareil du détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes, qui a multiplié les interventions ces derniers jours. Hier encore, il était mobilisé avec une équipe du PGHM (1) d’Oloron pour dégager une randonneuse victime d’un malaise aux gorges d’Holtzarte, en Soule, et la transporter à l’hôpital d’Oloron. Une organisation pouvant paraître complexe et guère logique au profane.

La Cour des comptes tousse

Le dispositif ne date pourtant pas d’hier mais à 1965, année de la création du détachement de Gavarnie, avec pour objectif de répondre à la forte fréquentation touristique de ce secteur. Près de quarante ans plus tard, à une époque marquée par la rationalisation des moyens, il a néanmoins fait tousser la Cour des comptes, dans son rapport consacré à l’organisation du secours en montagne, publié en septembre dernier. « Le détachement saisonnier à Gavarnie de l’hélicoptère de la sécurité civile entraîne des difficultés et allonge, dans certaines périodes, le délai d’intervention. Le préfet (des Pyrénées-Atlantiques, NDLR) a écrit à diverses reprises à la DGSCGC (2) pour obtenir l’affectation à temps complet d’un appareil, mais ne l’a pas obtenue. L’intervention pour les Pyrénées-Atlantiques de la gendarmerie de Tarbes a pour conséquence un allongement des délais d’intervention (Tarbes-Pau : 17 min de vol) », indiquait, voilà quelques mois, la haute juridiction qui rappelait dans son rapport le coût moyen d’une heure de vol : autour de 3 600 euros.

En mars 2012, le préfet des Pyrénées-Atlantiques avait d’ailleurs demandé à la sécurité civile l’affectation d’un deuxième appareil pour la période estivale, évoquant une dégradation de la couverture des secteurs Ossau, Aspe et Pays basque, les semaines d’absence de Dragon 64. « Alors que la machine était affectée, suite à des discussions entre les deux directeurs généraux de la sécurité civile et de la gendarmerie, le dispositif a été annulé et nous sommes revenus à un statu quo », explique Patrick Claquin, le chef de la base de Pau-Uzein. Le chassé-croisé vieux de quarante printemps reste donc de mise.

Et n’a pas que des défauts, selon les professionnels du domaine. « Cela nous permet de connaître parfaitement l’ensemble du massif pyrénéen sur lequel nous pouvons être appelés à intervenir le reste de l’année. Car cette alternance interdépartementale n’existe pas qu’en été : les semaines où l’un des deux appareils est en révision, l’autre prend le relais, les deux machines étant similaires. Or, connaître le terrain, mais aussi les différentes équipes de sauveteurs, que ce soit les gendarmes, les pompiers ou les CRS, est profitable aux victimes », explique l’un d’eux. Un secouriste haut-pyrénéen abonde. « Cela permet aux deux bases de travailler leur technique et de croiser les moyens. »

La Cour des comptes préconise toutefois de « mettre en place une organisation mieux coordonnée au niveau des deux départements ou de la zone défense ».

(1) Peloton de gendarmerie de haute montagne.

(1) DGSCGC : direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.

 

Pau : un nouveau chef au 5e RHC

Le colonel  Richou succède au colonel Gout à la tête du 5e régiment d'hélicoptères de combat, basé à Pau.

 

Le colonel Fréderic Gout (à droite) quitte le 5eme RHC et sera remplacé par le colonel Stéphane Richou (à gauche).

 

Une prise d'arme s'est déroulée aujourd'hui 17 juillet sur le quartier de Rose pour marquer la passation de commandement du 5e régiment d'hélicoptères de combat.

Le colonel Stéphane Richou succède au colonel Frédéric Gout à la tête de cette unité comprenant 1 200 militaires.

Agé de 43 ans et ayant servi lors de son dernier poste au sein du cabinet du chef d'état-major des armées, le colonel Richou connait bien le 5e RHC pour y avoir déjà commandé une unité d'hélicoptères Gazelle. Il a également passé une partie de son enfance en Béarn

5e RHC : le temps des « Caïman »

 

Le 5e Régiment d’hélicoptères de combat, qui vient de changer de chef de corps, s’apprête à accueillir de nouveaux appareils : les « Caïman ». Retour: Le colonel Stéphane Richou a déjà commandé une unité de Gazelle au 5e RHC.

 

 

Les années qui viennent vont être déterminantes pour le 5e RHC. Alors que l’armée de terre envisage de se doter de nouveaux appareils, cette unité devrait recevoir 24 hélicoptères Caïman à partir de 2016. C’est-à-dire trois escadrilles de huit appareils. Très performants, ces derniers sont surtout destinés à remplacer les Puma, qui arrivent en fin de vie.

La dotation prévue pour le régiment béarnais n’a jamais été remise en cause, indiquait ces jours derniers le chef de corps, le colonel Gout, avant que lui succède le colonel Richou.

Le chiffre reste néanmoins à confirmer. Après la parution du Livre Blanc, une décision doit être prise fin juillet sur le format des armées. En attendant la loi de programmation militaire et le vote du budget.

Une chose est certaine : l’arrivée des Caïman va donner une tout autre ampleur au quartier de Rose. Un investissement de 75 millions d’euros est envisagé pour accueillir les nouveaux hélicoptères. Un point a été fait sur ce dossier avec les deux officiers supérieurs.

« Sud Ouest » : Quel est le rôle du Caïman ?

Colonel Gout. C’est un hélicoptère de manœuvre utilisé pour toutes les missions logistiques. Par exemple le ravitaillement, comme cela a été le cas au Mali, afin d’amener de l’eau et de la nourriture aux troupes dans les secteurs difficiles d’accès. Le NH90, c’est son appellation, sert aussi à toutes les évacuations sanitaires. On ne fait plus une opération sans être capable d’extraire un soldat blessé ou tué. On peut avoir recours à lui pour des opérations d’extraction immédiate, avec une protection assurée par des mitrailleuses mag 58. Car, encore une fois, on ne laisse pas nos équipes sur le terrain. Quelles que soient les circonstances. C’est un point qui est très important pour le moral.

Largage de parachutistes ou de nageurs de combat, transport de matériel ou d’un petit véhicule sous élingue dans des zones escarpées… Le Caïman sert à énormément de choses.

Quels changements cela entraîne-t-il sur le plan technologique ?

C’est une révolution, une nouvelle génération d’équipements, avec énormément d’électronique embarquée. Et par exemple la capacité d’être intégré dans un espace mettant en œuvre des contre-mesures électroniques. Ce que ne sait pas faire un Puma.

Cela demandera-t-il plus de personnels d’entretien ?

Il y aura autant de personnels sur ces appareils. Globalement, la maquette n’évoluera pas.

N’est-il pas difficile de travailler avec un nombre de gens identique sur des équipements plus sophistiqués ?

Colonel Richou. Nous avons la chance d’avoir une progression dynamique sur nos appareils, en passant du Puma au Cougar, et du Cougar rénové (deux de ces appareils viennent d’arriver au régiment, d’autres suivront, NDLR) au Caïman. Tout cela nous permet de nous approprier la modernité. Pour le 14 juillet, j’ai volé avec le 5e RHC au-dessus de Paris. J’étais entouré de Tigre, de Caracal, de Cougar… Alors qu’il y a quatre ans, quand j’ai quitté l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT), il n’y avait que des Gazelle. Je suis heureux de cette évolution. Nous sommes dans une logique de progression qui nous amène à nous approprier en permanence des systèmes nouveaux.

Un investissement très conséquent est envisagé en prévision de l’arrivée des Caïman. En quoi va-t-il consister ?

Colonel Gout. Il comprend toute l’infrastructure des trois escadrilles : pistes, hangars, bureaux, services de maintenance. Une part importante sera également consacrée au centre de simulation. Car, en plus de celui dédié au Tigre, un autre centre sera adapté au Caïman.

Quel est l’échéancier ?

La première pierre devrait être posée mi-2015. Le chantier durera deux ans. Mais il n’aura pas d’interaction avec le reste du régiment, dont le fonctionnement ne sera pas remis en cause. Le foncier dont nous disposons nous permet de conserver l’existant, avant la transition et la mutation vers le nouveau.

La taille du régiment va-t-elle s’en trouver renforcée. Tant en nombre d’appareils qu’en personnels ?

Colonel Richou. Il y a deux régiments sur le quartier de Rose : le 5e RHC et le 4e RHFS. Le premier s’occupe aussi de la maintenance des appareils du second. Sur la plateforme on trouve près de 90 appareils. C’est la plus grande base d’hélicoptères d’Europe.

Colonel Gout. Le 5e RHC comprend 1 200 personnes. Cet effectif ne peut pas diminuer.

Cette modernisation signifie-t-elle aussi que la capacité, déjà importante, du 5e RHC à intervenir sur des théâtres d’opérations extérieures va être renforcée ?

Colonel Gout. Depuis 2009, le régiment est en permanence engagé en opérations extérieures du type Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye et Mali. Pour ce qui me concerne, j’aurais passé deux ans à dire bonjour et au revoir à des détachements qui sortaient et rentraient. Cela crée un esprit de corps particulier.

Dans d’autres unités, tout le monde monte en puissance, part et rentre en même temps. Le 5e RHC est constamment sur la brèche. Il n’y a aucune difficulté à motiver ses personnels. Notre mission est la préparation opérationnelle pour l’engagement opérationnel. Nous sommes ce qu’on appelle un régiment employé.

On ne peut pas imaginer de militaire plus heureux. En prenant la tête du 5e RHC, le colonel Stéphane Richou, qui est âgé de 43 ans, retrouve un pays mais également un régiment qu’il connaît bien.

Il est en effet arrivé à Pau à l’âge de… deux ans. « C’était en 1972. Je suivais mon père qui était militaire et commandait une unité du 1er RCP.

Bien des années plus tard, devenu à son tour militaire, Stéphane Richou devait effectuer des sauts en parachute à l’Ecole des troupes aéroportés, et rejoindre le 5e RHC en 1995 en tant que lieutenant. Une unité au sein de laquelle il devait par la suite commander une unité d’hélicoptères Gazelle « rapaces ».

Avant de revenir en Béarn, le colonel Richou occupait le poste d’adjoint Terre du chef de cabinet du chef d’état-major des armées, à Paris.

« Pour moi, c’est merveilleux de retrouver le quartier de Rose, les paysages du Béarn et des gens que je connais » dit-il. « Je suis d’autant plus satisfait que je prends le commandement d’une une unité qui s’est couverte de gloire sur les derniers théâtres d’opérations. C’est à la fois valorisant et exigeant. Car il faut être à la hauteur des gens qui constituent ce régiment. »

Créé en 1977, le 5e RHC a en effet vu son engagement être salué à plusieurs reprises, des dernières années. Après que les militaires béarnais ont été envoyés en Afghanistan, l’étendard du régiment a été décoré dela Valeurmilitaire en 2011. Une distinction similaire lui a été attribuée en 2012 pour les missions effectuées au-dessus du territoire libyen, puis en 2013 à nouveau pour sa présence en Afghanistan. Alors qu’une fourragère a été attribuée au régiment à l’occasion de la fête nationale, son engagement au Mali pourrait également être récompensé.

Le relais a été passé hier au quartier de Rose

La passation de commandement entre les colonels Gout et Richou s’est déroulée mercredi en présence du général Grintchenko, chef de la division aéromobile du commandement des forces terrestres. La fourragère dela Croixde la valeur militaire a été remise aux personnels du 5e RHC.

Une nouvelle mission au Mali en octobre

250 militaires du 5e RHC se rendront à nouveau au Mali en octobre prochain, avec leur chef de corps. Le régiment s’y auto relèvera pour l’hélicoptère Tigre. Il tournera entre différentes unités pour les autres appareils. Le 5e RHC est aussi présent à Djibouti et au Gabon.

 

Le 5e RHC de Pau-Uzein décoré aux Invalides

 

Le général Ract-Madoux (à gauche) a remis au 5e RHC et à son chef de corps, le colonel Gout, une fourragère pour l'étendard du 5e RHC. 

La cérémonie a eu lieu, hier soir 11 juillet, dans la cour d'honneur des Invalides, à Paris. Le général Bertrand Ract-Madoux, chef de l'état-major des armées, a décoré d'une fourragère l'étendard du 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), basé à Pau-Uzein.

Cette distinction est la troisième en seulement deux ans et elle intervient au titre du dernier engagement du régiment de Béarn en Afghanistan. Deux sections de militaires béarnais étaient présentes pour l'occasion, derrière leur chef de corps, le colonel Goût, qui a reçu pour sa partla Croixde la valeur militaire avec palme de bronze. Une citation obtenue cette fois au titre de l'opération Serval, au Mali, où le chef du 5e RHC a dirigé le groupement aéromobile d'hélicoptères français.

Rappelons enfin que ce régiment présentera une dizaine d'appareils, dimanche, lors du défilé aérien du 14 juillet tandis qu'une trentaine d'hommes défilera, à pied, sur les Champs-Élysées sous les yeux du président dela République. 

 

Le 5e RHC à l’honneur

Cité à nouveau à l’ordre de l’armée, le 5e RHC reçoit sa fourragère aujourd’hui à Paris.

Les engagements du 5e RHC en Afghanistan, en Lybie et au Mali seront salués ces jours-ci dans la capitale. 

 

« Le régiment a été cité trois fois en deux ans à l’ordre de l’armée et il reçoit une fourragère de la Valeur militaire. C’est un très grand honneur. Je me demande si ce n’est pas la première fois que cela arrive pour une unité aussi jeune que la nôtre » commente le colonel Frédéric Goût.

L’étendard du 5e régiment d’hélicoptères de combat basé à Pau-Uzein sera décoré d’une fourragère aujourd’hui, lors d’une cérémonie organisée aux Invalides. Cette distinction lui sera décernée par le général Bertrand Ract-Madoux, chef de corps de l’armée de l’air. Elle récompense les engagements effectués en Afghanistan et en Libye par le « régiment du Béarn ». Une unité qui a par ailleurs combattu cette année au Mali dans des conditions particulièrement éprouvantes. Le colonel Goût recevra pour sa part la croix de la valeur militaire avec palme de bronze pour saluer l’action menée dans ce pays dans le cadre de l’opération Serval. Des décorations devant également être décernées à plusieurs militaires du 5e RHC.

Le régiment participera aussi à ce titre au défilé du 14 juillet. Des hélicoptères Tigre, Puma et Gazelle survoleront les Champs Élysées, tandis qu’une trentaine d’hommes emmenés par leur colonel défileront sur la plus célèbre avenue du monde.

À son retour en Béarn, le chef de corps passera le commandement du régiment au colonel Stéphane Richou, adjoint pour l’armée de terre au cabinet du chef de l’état-major, et ancien chef du bureau opérations instructions au 3e RHC. Le colonel Goût rejoindra ensuite l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.

Le 5e RHC couvert d'éloges pour l'engagement au Mali

Le 5e RHC a engagé jusqu'à plus de 250 hommes et femmes sur le théâtre Malien. 

 

La journée du jeudi 11 juillet fera date dans la jeune histoire du 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC).

Dans la cour des Invalides, à Paris, le général Ract-Madoux, chef de l'état-major des armées, accrochera tout d'abord en fin d'après-midi une fourragère rouge et blanche sur l'étendard du corps militaire béarnais. "Cette distinction, qui rejaillit sur l'ensemble du régiment, est la troisième en deux ans seulement. C'est rare et donc tout à fait exceptionnel", se félicite le colonel Goût dont les hommes touchent, là, les "dividendes" de leurs engagements en Afghanistan et en Libye. Deux sections l'accompagneront lors de cette cérémonie de remise de la croix de la valeur militaire.

Le chef de corps sera, dans la foulée, honoré à titre plus personnel. Il recevra l'une des plus hautes distinctions militaires, à savoir la croix de la valeur militaire avec palme de bronze, au titre cette fois de l'opération Serval menée au Mali.

Une poignée d'officiers, sous-officiers et engagés du 5e RHC seront eux aussi épinglés au même moment.

Ce temps fort en précédera un autre puisque, à l'occasion de la fête nationale, les militaires béarnais seront à nouveau particulièrement visibles. Le colonel Goût aura ensuite juste le temps de rentrer en Béarn pour préparer sa passation de commandement qui interviendra mercredi 17.

Après deux années en poste, il passera le témoin au colonel Stéphane Richou, actuel adjoint pour l'armée de terre au sein du cabinet du chef de l'état-major

Pour mémoire, le principal régiment basé dans notre région a engagé au début de l'année, et pendant 4 mois, jusqu'à plus de 250 hommes et femmes sur le théâtre malien. Lors de cette opération, le colonel Goût a dirigé le groupement aéromobile français qui comprenait 24 appareils et environ 300 hommes.

Défilé du 14 juillet à Paris : les hélicoptères du 5e RHC en leaders

Le traditionnel défilé parisien pour la fête nationale, dimanche, prendra très largement en compte l'opération Serval menée par les troupes françaises en début d'année, au Mali. C'est à ce titre qu'une section (30 hommes) du 5e RHC défilera à pied, sur les Champs-Elysées, derrière son chef de corps, le colonel Goût. Dans les airs, ce sont les appareils venus de la base béarnaise qui tiendront le premier rôle. Une dizaine d'hélicoptères Tigre, Puma, Gazelle du 5e RHC défileront en leaders, sous les yeux du président dela République, devant les autres composantes de l'Alat (aviation légère de l'armée de terre) que sont notamment le 3e RHC, le 4e RHFS (forces spéciales)…

 

Un nouveau président à l’AAALAT Est-Aquitaine

 

L’armée de terre va regrouper à terme 66000 hommes, soit 1/3 de moins de personnel que la gendarmerie qui en affichera 96000. Elle sera sans doute la seule institution à subir une telle déflation. L’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) comptera 255 hélicoptères et parmi eux le Calliopé ( l’hélicoptère école rouge et blanc ) qui vient de fêter 50 000 heures de vol à la base école de Dax. Les effectifs de l’ALAT sont aujourd’hui de 5000 personnes. L’Ecole de l’ALAT forme des pilotes dont le savoir-faire est mondialement reconnu, l’engagement du 5°RHC au Mali vient de le confirmer. 
Aujourd’hui l’amicale des anciens de l’ Alat Est Aquitaine (membre de l’Union Nationale des Association de l’ALAT) compte 198 adhérents, et elle a notamment pour but d’entretenir des liens d’amitié et de solidarité entre ses membres. 
Lors de l’assemblée générale le vérificateur aux comptes, M. Fernandez, a présenté un bilan comptable équilibré, « l’amicale détient un patrimoine de 6300€ pour commencer l’année 2013 /2014 ».

 

 

Constitution du nouveau bureau de l’Amicale des Anciens de l’Alat groupement Est Aquitaine : 
Président : Colonel (er) Claude Maitrot
Président d’honneur : Général (2S) Roger Lescasse
Vice Président : Armand Schaeffer
Trésorier : Claude Tschann
Secrétaire : Michel Souk

 

Portrait de Claude Maitrot nouveau président (1/6/2013) de l’amicale des anciens de l’ALAT Est-Aquitaine.

- engagé fin 1968 au CISALAT à Nancy il réussi le concours d'entrée à l'école d'officiers de COETQUIDAN (EMIA) en 1971.
Il effectue ensuite une carrière dans l'ALAT comme officier pilote (3500 heures de vol) et quitte le service en juillet 2000 avec le grade de colonel. Il intègre aussitôt le groupe EADS à Suresnes (92) où il reste jusqu’en 2008 puis rejoint Lescar pour une retraite active au pied des Pyrénées ... Il est aujourd'hui toujours consultant pour le groupe EADS sur la zone des Émirats Arabes Unis.
Il a participé aux opérations extérieures: Liban 1978, Tchad 1983, Centre Afrique 1986, Daguet (Golfe) 1990.

 

Assemblée générale des anciens de l’aviation légère de l’armée de terre

 

 

 

 

Les anciens de l’ ALAT Groupement Est Aquitaine se sont réunis pour leur assemblée générale annuelle le samedi 1er juin 2013 salle Gérard Forgues en présence d’une cinquantaine de membres. Cette association est lonsoise et a été créée en 2000. Elle a pour buts la solidarité et l’amitié entre ses membres, et compte 198 adhérents ayant servi dans l’aviation légère de l’armée de terre comme officiers, sous officiers ou personnels civils dans diverses spécialités (pilotes hélicoptères, mécaniciens, médecins, météo, administratifs, etc). Les veuves des camarades disparus font également partie de l’amicale.
L’assemblée générale a permis de constater le dynamisme de cette association, dont le budget est parfaitement équilibré (elle ne bénéficie d’aucune subvention de la mairie de Lons). Elle organise plusieurs fois par an des sorties culturelles, des soirées, des réunions de convivialité. Son président, le Général (2S) Roger Lescasse, à l’origine de sa création, décide à l’occasion de cette réunion de quitter ses fonctions pour laisser la place aux jeunes. En fin de réunion le conseil d’administration a élu le Colonel (ER) Claude Maitrot comme nouveau Président et Armand Schaeffer Vice-Président. Le siège social se situant au domicile du Président, l’association Lonsoise devient Lescarienne. Le Général Lescasse a tenu à remercier très chaleureusement tous les membres du conseil d’administration qui se sont succédés depuis 13 ans et qui l’ont aidé dans sa tâche, avec fidélité, esprit constructif et dans une atmosphère particulièrement amicale, avec une pensée particulière pour Alain Beauredon.

 

 

 Lors de l’apéritif qui s’est déroulé en présence de James Chambaud maire de Lons, Jean René Bellocq adjoint et d’autorités militaires des régiments d’Uzein, il a souhaité bonne route à la nouvelle équipe. La réunion a été clôturée par un déjeuner particulièrement apprécié.

 


Ciel bruyant en Béarn

 

 

 Le lieutenant-colonel Thiebaut, le lieutenant-colonel Grosjean et le lieutenant-colonel Barbier. 

 

Les militaires sont contraints à certaines obligations. Mais à l'Association de sauvegarde du ciel palois, on se dit usé par le bruit.

 

Conscient de provoquer des nuisances sonores, mais mettant aussi en avant les progrès réalisés ces dernières années en la matière, le 5e RHC, par les voix du lieutenant-colonel Thiebaut (chef de corps par suppléance) et du lieutenant-colonel Barbier (officier de sécurité des vols), ainsi que le lieutenant-colonel Grosjean (délégué militaire départemental adjoint) livrent quelques secrets de vols.

 

Quelles peuvent être les nuisances ?

 

Deux domaines sont différenciés : d'un côté les vols des hélicoptères du 5e RHC, régiment opérationnel et, de l'autre, la formation des parachutistes réalisée par l'ETAP, la seule en France. Des opérations comme le Mali demandent des préparations spéciales et engendrent des nuisances. Il y a 50 hélicoptères au 5e RHC et de 30 à 35 au 4e RHFS (forces spéciales). En moyenne, en une journée, nous comptabilisons une trentaine de vols.

 

Y a-t-il eu augmentation du nombre de vols ?

 

Nos mouvements aériens sont constants depuis cinq ans et il n'y a eu aucune augmentation ces dernières années. Nous sommes dans un espace aérien contrôlé, celui de l'aéroport Pau-Pyrénées, et nous sommes obligés de respecter des règles de vol avec des points de passage obligés à des hauteurs précisées. Nous n'avons aucun choix : une seule tour de contrôle règle tous les vols. Chaque vol est placé sous la responsabilité du contrôleur aérien civil, lequel peut donner des ordres pour ralentir. Notre pilote ne fait qu'obéir. Il peut éventuellement demander une manoeuvre spéciale. Les trajectoires sont imposées, nous appelons cela des "couloirs", dans lesquels les avions se calent.

 

Tous les échanges sont enregistrés, bandes sonores qui servent notamment en cas d'accident. Par exemple, pour les vols de sortie, l'altitude est d'environ200 mau sol ; nous avons demandé à déroger aux règles publiées pour pouvoir sortir plus haut. Et un des itinéraires, pour rentrer, passe par la route de Bordeaux. Nous demandons de privilégier le retour en passant au-dessus de l'Intermarché de Serres-Castet, car la zone est peu habitée, cela afin de limiter au maximum les nuisances sonores.

 

Dans la zone proche de l'aéroport, une seule ferme se trouve sur l'axe spécifique du 5e RHC. Un aéronef reste un aéronef, ça fait du bruit ! Mais les hélico nouvelle génération sont plus silencieux. Le EC120 Colibri, à Dax, entraîne une réduction de 20 % des nuisances sonores.

 

Concernant les paras, qu'en est-il ?

 

Les avions tournent au-dessus de Lons-Lescar. Le circuit est imposé par les contrôleurs aériens. Les paras peuvent aussi sauter la nuit, environ une fois par semaine, sachant que l'élément dimensionnant est la météo. Précisons qu'en juillet et en août, c'est limité à deux vols de nuit par semaine avec décollage à 22 h 30. Et en janvier, les séances de nuit commencent dès 18 h-18 h 30. Les vols de nuit, c'est entre 15 et 20 % de l'entraînement. Rappelons encore que, depuis 2000, la formation des paras a été divisée par deux, donc les nuisances aussi.

 

Où sont vos zones d'entraînement ?

 

Beaucoup plus loin. Ce sont de très vastes zones, dans les environs de Mont-de-Marsan, Saint-Gaudens, les contreforts pyrénéens et le piémont, jusqu'aux limites du Parc national des Pyrénées. Des zones, en fait, assez peu peuplées, dans les Landes ou le Gers.

 

Comment pouvez-vous expliquer les plaintes des habitants ?

 

Les gens ne voient que le départ et le retour (30 secondes). Tout dépend du vent et de la zone. Les altitudes nous sont imposées. Il est certain que nous évitons de survoler les villages, les élevages, même les oiseaux ! Les chevaux sont très peureux et les volailles très sensibles au bruit. En revanche, pour les cochons, les oies, les canards, il n'y a aucun souci ! Le ministère dela Défensea signé un protocole pour protéger certaines espèces.La Falaiseaux vautours, à Aste-Béon, ou le zoo d'Asson sont des bulles au-dessus desquelles nous ne volons pas. Certes, un équipage peut se tromper. Encore faut-il que la mission soit bien préparée. De toute façon, ce qui prime, c'est la sécurité de l'équipage et des gens au sol.

 

Des indemnisations sont-elles prévues ?

 

Oui, quand les gens subissent des préjudices et en cas de perte d'une partie de leur exploitation, le service des contentieux entre en action. Après constat par une personne assermentée, le dossier est traité à Bordeaux. La personne peut alors se voir rembourser le préjudice subi. Certes, c'est du souci et du temps.

 

 



Les membres de la Légion d’honneur décorent

 

 

L’association des membres dela Légiond’honneur décorés au péril de leur vie a tenu son assemblée générale à la salle des fêtes de Crouseilles, tandis que les épouses découvraient le petit village de Conchez-de-Béarn et sa magnifique église. Les intervenants, Philippe Deheck, président, Rose Marie Peyrous trésorière, et Claudine Bor, secrétaire, ont présenté les rapports moral, d’activités et financier qui ont été votés à l’unanimité.

 

Émouvante cérémonie

 

Avant la cérémonie, de dépôt de gerbes par le président et le maire de Crouseilles Georges Lamazères au monument aux morts du village, le lieutenant Guilain Mares de Treçesson a reçu la barrette d’officier de la Légion d’honneur par son parrain, le lieutenant-colonel René Martinet, un ami avec qui il avait servi dans la même unité de l’Alat du côté de Tizi-Ouzou en Algérie.

 

Récipiendaire et Légionnaires ont vivement apprécié une émouvante Marseillaise chantée a cappella par Mme Tanguy, devant les porte-drapeaux des ACPG, CATM, TOE de Lembeye, puis se sont retrouvés pour déguster le pacherenc du Vic-Bilh offert par la municipalité de Crouseilles et de partager un repas convivial au château de Crouseilles.